18/05/2026
Aujourd’hui, j’ouvre officiellement les inscriptions pour la toute première cohorte de Femme Tambour et ça me met tellement en joie!
Et si ce lancement me touche autant, c’est parce que le tambour occupe une place immense dans mon propre chemin.
Le tambour a changé ma vie. (oui oui littéralement)
Il a été le point de départ de tellement de choses que j’ai ensuite osé mettre dans la matière. Avant les chants, il y a eu le rythme. Avant les mots, il y a eu la pulsation. Avant les albums, les transmissions, les cercles, les formations, il y a eu ce battement-là. Simple. Brut. Vivant. Un battement qui venait me chercher plus bas que ma tête, plus profond que mes idées, plus loin que tous les concepts.
Chaque chant que j’ai un jour osé déposer dans le monde, je l’ai d’abord senti dans mon corps. Et très souvent, je l’ai d’abord joué au tambour.
Le tambour m’a appris à écouter autrement. À sentir le rythme juste avant de chercher les mots justes. À laisser monter quelque chose depuis le ventre, depuis le souffle, depuis la terre, depuis cet endroit en moi qui savait déjà, même quand mon mental essayait encore de comprendre.
Il m’a appris que la voix ne naît jamais seulement dans la gorge. Elle naît dans le corps entier. Dans le bassin, dans les pieds, dans la cage thoracique, dans les mains, dans cette capacité à produire un son, à occuper l’espace, à faire vibrer quelque chose de soi sans vouloir tout contrôler, tout polir, tout rendre joli, acceptable, parfait.
Et je crois profondément que c’est pour ça que tant de femmes sont appelées par le tambour.
Il touche un endroit très ancien. Un endroit instinctif. Un endroit que beaucoup de femmes ont mis en sourdine sans même s’en rendre compte.
L’endroit où elles ont commencé à parler moins fort, à oser moins grand, à retenir leur rire, leur colère, leur voix, leur désir, leur puissance. L’endroit où elles ont appris à devenir un peu moins elles-mêmes pour ne pas déranger, pour ne pas faire trop de bruit, pour ne pas prendre trop de place, pour rester aimables, douces, raisonnables, acceptables.
Et le tambour vient chercher exactement cet endroit-là.
Il remet du mouvement là où le corps s’est figé. Il réveille le rythme là où la vie s’est dispersée. Il ouvre un passage entre la voix et la présence, entre le feu intérieur et la matière, entre la puissance que l’on sent en soi et la capacité réelle à l’incarner.
Et c’est de là qu’est née Femme Tambour.
Une traversée de 21 jours pour créer une alliance vivante avec ton tambour. Un chemin d’expérience pour apprivoiser ton instrument, retrouver ton droit au bruit, sortir de la peur de mal faire, réveiller ton corps, ouvrir ta voix, rencontrer ton rythme, et laisser émerger la femme plus libre, plus sauvage, plus vivante qui existe déjà en toi.
La première cohorte commencera le 1er juin.
J’ouvre seulement 24 places, parce que je veux que cette première traversée reste intime, accompagnée, vibrante. Je veux un vrai espace de passage, un espace où chaque femme peut avancer avec son rythme, ses peurs, ses élans, ses résistances, ses ouvertures, et sentir ce que le tambour vient réellement transformer en elle.
Si le tambour t’appelle, même si tu ne sais pas exactement pourquoi…
Si tu en as déjà un chez toi, mais que tu n’oses pas vraiment le jouer…
Si tu sens qu’il y a en toi une voix, un rythme, une puissance, une présence que tu as trop longtemps retenus…
Alors peut-être que cette traversée est pour toi.
Parfois, le tambour arrive dans une vie comme une porte.
Une porte vers le corps, vers la voix, vers le feu intérieur.
Une porte vers tout ce qui attendait déjà sous les couches de silence, de retenue et d’adaptation.
Femme Tambour est officiellement ouverte.
Et cette première cohorte ne reviendra jamais sous cette forme-là.
Le tambour n’attend pas de toi que tu sois parfaite, il attend que tu sois vivante.
Avec amour,
Cindy