30/03/2026
C'est moi, Mahaut, petite...
Je me souviens de mes yeux sur cette photo.
Grands, trop grands pour ce que le monde voulait que je sois.
Mes mains bougent trop vite, mes rires sont trop forts, mes rêves débordent...
Et parfois, on me dit : "Calme-toi. Sois comme les autres."
Mais moi, je ne veux pas disparaître.
Je veux toucher le ciel, sentir le vent, courir pieds nus dans mes idées, explorer le monde avec ma curiosité trop vive.
Parfois je tombe.
Parfois je pleure seule dans le silence.
Parfois je me demande si quelqu'un me voit vraiment.
Pourtant, quelque part au fond de moi, il y a une flamme.
Petite, fragile, mais obstinée.
Elle me murmure : "Tu es assez. Tu es capable. Tu peux avancer, même quand le monde semble lourd."
Cette flamme me porte.
Elle me pousse à continuer quand je doute.
Elle me rappelle que mes rires, mes larmes, mes rêves, mes erreurs... tout cela fait partie de moi.
Et que c'est précieux.
Que c'est ma force.
Je me demande combien d'enfants ressentent ça chaque jour.
Combien se sentent "trop", incompris, invisibles...
Combien rêvent d'un monde où ils pourraient juste être eux-mêmes, sans devoir se cacher, se taire, se transformer.
Alors je continue à rêver.
Je continue à sourire, même quand tout semble trop lourd.
Je continue à avancer, même quand personne ne tient ma main.
Parce que je sais quelque chose maintenant :
La force ne vient pas de ce que l'on cache ou contrôle.
Elle vient de cette flamme fragile.
Cette flamme qui dit : "Je suis ici. Je suis moi. Et ça suffit."