20/05/2026
🔬 Une avancée importante dans la compréhension des cancers du sein les plus agressifs.
Des chercheurs ont mis en lumière un mécanisme par lequel certaines cellules cancéreuses parviennent à échapper au système immunitaire, en « éteignant » les signaux qui devraient permettre leur détection.
La bonne nouvelle ? Ce camouflage pourrait être réversible. En laboratoire, les chercheurs sont parvenus à rendre ces cellules à nouveau visibles pour les défenses immunitaires, ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques combinant médicaments épigénétiques et immunothérapie.
Une recherche porteuse d’espoir, à laquelle contribuent l’Université de Liège et le CHU de Liège, avec le Dr Pierre Foidart, oncologue.
Bravo aux équipes impliquées dans ces travaux prometteurs.
RECHERCHE 🔬 | Cancer du sein
Et si les cellules cancéreuses avaient appris à se rendre invisibles ? Une étude sur un phénomène appelé "doublement du génome entier" a montré que dans certaines tumeurs, les cellules cancéreuses se retrouvent avec deux fois plus de chromosomes que la normale. Ce phénomène fréquent se retrouve dans environ 37 % des tumeurs solides et jusqu'à 56 % des tumeurs métastatiques.
Longtemps considéré comme un simple signe de mauvais pronostic, ce doublement cache en réalité une stratégie bien rodée : les cellules tumorales apprennent à éteindre les signaux qui permettent au système immunitaire de les détecter. Résultat, les globules blancs chargés de détruire les cellules anormales "passent à côté" de la tumeur sans déclencher d'attaque.
Mais ce camouflage n'est pas permanent ! Il est de nature épigénétique, c'est-à-dire que l'ADN n'est pas modifié, seule son expression l'est. Ces modifications sont réversibles. En ciblant un complexe moléculaire appelé PRC2, les chercheurs ont réussi en laboratoire à "rallumer" les signaux d'alerte et à rendre les cellules tumorales de nouveau visibles au système immunitaire.
💬 "Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, combinant des médicaments épigénétiques et l'immunothérapie, pour mieux traiter les cancers les plus agressifs." - Pierre Foidart, oncologue à l'ULiège et au CHU de Liège
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ULiège Faculté des Sciences | Dana-Farber Cancer Institute | Harvard Medical School