27/03/2026
Marathon de Rome.
Franchir la ligne d’arrivée d’un marathon, ce n’est pas qu’un chrono. C’est une histoire!
À chaque arrivée, je m’en rends compte un peu plus. Rome n'y a clairement pas échappé.
Cette histoire-ci a commencé à Madrid, il y a environ un an.
Comme chaque année depuis 2019, Nico et moi courons un marathon dans une ville européenne. Avant de se quitter, nous choisissons le suivant.
C’est notre façon de prolonger l’aventure, de ne jamais vraiment refermer la parenthèse que nous sommes en train de nous offrir.
Nous avons commencé à Marseille, sa ville d'adoption.
Puis il y a eu Nice, puis Vérone.
À Vérone, nous avons choisi Barcelone.
À Barcelone, Madrid.
Et à Madrid, Rome.
Pour celui-ci, j'avais initialement l'ambition d'améliorer mon chrono de Madrid. Mais depuis janvier, je dois concilier pas mal de changements, tant dans ma vie quotidienne que dans ma pratique sportive. S'ajoutent à cela un tendon d'Achille capricieux et des sensations souvent incertaines.
Le doute s'installe tandis que le voyage se rapproche. Les dossards sont payés, les vols et le logement sont réservés, les congés sont posés. Nous allions découvrir Rome pour la première fois.
J’avais deux grandes options.
Soit je ne le courais pas.
Soit je le pensais autrement.
Sans surprise pour ceux qui me connaissent, j’ai choisi la seconde option.
Adapter, ajuster, repenser.
Remplacer certaines séances, stopper certains types d’exercices, oublier les sorties longues et en fractionner la charge.
C'était pas l’idéal pour préparer un marathon, c’est sûr.
Accepter de ne pas cocher toutes les cases « classiques » d’une prépa, ce n’est pas toujours simple.
On doute, on compare avec les précédentes prépas, on se demande si ça tiendra.
Et puis surtout, il y a tout ce qu’on ne voit pas. Le soutien des proches. Leur présence. Ils rendent tout ça encore plus fort.
Alors, vient le jour J.
Je marche jusqu’au sas de départ. J’arrive à y perdre Nico et ses jambes d’1m42. On se retrouvera à l’arrivée.
J'entends le speaker, je vois tous ces supporters, je sens l’énergie monter.
Il n’y a plus qu’à y aller.
Mon départ est un peu tendu, je cours les premiers kilomètres un peu crispé puis, au fil des foulées, l’idée directrice prend le dessus :
avancer, rester juste, rester propre.
Et surtout, profiter!
Lever la tête, contempler…
Rome est magnifique et ce tracé nous la fait réellement découvrir!
Nos familles sont sur le parcours, ça me donne aussi des objectifs intermédiaires auxquels je m'accroche.
Je sais que cette année, je ne vais pas abaisser ma marque. Et pourtant, c'est clairement le marathon qui m'aura le plus appris, car plutôt que de subir, j'ai choisi de le construire autrement et de pouvoir prendre le départ malgré tout.
Chaque marathon raconte une histoire. Celle-ci est clairement le reflet de mon approche et je suis heureux de l'avoir vécue comme ça !
Pour 2027, Nico et moi avons déjà choisi la destination : Paris !
Et toi ? C'est quoi ta prochaine histoire ?