18/05/2026
L'autre jour, ma psy m’a dit : « Virginie, vous avez de la chance de ne pas être psy. »
Je manque parfois beaucoup de recul au sujet de ma propre pratique.
J'ai du mal à nommer ce que je fais exactement. Tout me semble réducteur: la reconversion pro, l'accompagnement pro, le coaching, la psychoéducation, la thérapie, etc.
Je fais tout ça, mais je ne parviens pas toujours à l'expliquer ni à me sentir pleinement légitime.
Car, voyez-vous, je ne suis pas psy.
Je vous dis sans cesse que le diplôme n'a pas d'importance, ce qui ne veut pas dire que je l'assume pleinement pour moi-même...
Le milieu académique ne m'a pas vraiment convenu, et pour décrocher mon master (un cursus plus court, moins spécialisé que la psycho), ça a été la croix et la bannière, une vraie souffrance.
Des concepts théoriques dont je ne voyais pas l'intérêt ni les possibilités d'application, des auditoires anonymes, l'impression d'être un rouage d'une grosse machine à penser, j'avais une vision très stéréotypée à l'époque, plus nuancée aujourd'hui, mais quand même.
Alors, quand ma propre psy me regarde et me dit : « Virginie, vous avez de la chance de ne pas être psy », je mesure la portée de ses mots, parce qu'elle sait à quel point ce cadre m'aurait fait suffoquer.
Alors donc, je suis un peu tout à la fois: conseillère en orientation pro, scolaire, thérapeute, psy, enseignante, coach, et j'emprunte aussi d'autres voies plus alternatives.
Je suis passionnée de psychologie, de psychiatrie et même de pharmacologie, avec un intérêt particulier pour les troubles neurodéveloppementaux, la question du diagnostic, de la médication, et de l'accompagnement à mieux les vivre, surtout chez les femmes, si longtemps négligées par la science.
La vie pro, pour moi, c'est une merveilleuse voie d'accomplissement, mais on ne peut pas rayer la santé mentale, physique, et la vie spirituelle de la carte, tout est lié.
En tout cas, j'assume que je fais partie intégrante d'un parcours de soin.
Je refuse d’être l’énième maillon d’une chaîne invisible dont le seul but est d’adapter l’individu à une société malade.
Le burnout, la perte de sens, la sensation d'être en décalage, sont des signaux sains.
Mon vœu le plus cher, c'est que vous repartiez de chez moi avec une conscience aiguë de votre valeur et de votre unicité. Que vous repartiez avec une vision limpide de vos atouts, et surtout, avec l'envie furieuse de réaliser des rêves qui, après tout, ne sont pas si fous.
Des rêves qui sont, en réalité, éminemment nécessaires aujourd'hui.
Je déteste l'institution quand elle contraint et coupe de la vie.
Et c'est précisément pour ça que je veux vous aider à vous libérer de vos entraves (ou de la croyance que vous en avez).
Je ne me suis jamais résignée et j'ai Foi en la vie et ses capacités de renouvellement à l'infini.
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J'accompagne les transitions de vie et le déploiement du potentiel unique de chacun, à la croisée de l'orientation professionnelle, du soin thérapeutique et de la connaissance de soi.
(Photo: Xavier Claes)