24/05/2022
LA TRANSHUMANCE DE L'ÊTRE
"Les gens sont des icebergs.
Sous la surface gît une énorme masse de non-dits, de douleurs et de secrets. Personne n'est vraiment ce qu'il paraît..."
* Les non-dits, maîtres silencieux de nos destins... Le non-dit, c’est tout ce que l’on ne s’avoue pas à soi-même, ne pas reconnaître ce que l’on ressent, ce que l’on pense et cela ne concerne pas seulement notre psychologie, c’est bien au-delà et c’est très concret au quotidien.
Il s'agit là, du "Non-dit à soi-même", dans nos monologues intimes, se retenir de se dire à soi ce qui est, notre réalité du moment. Et c’est ensuite, ce que l’on se retient de vivre, ce que l’on s’interdit de vivre...
En réalité, nous faisons des non-dits à tous moments de notre vie, mais ce qui est toujours en cause, c’est notre vie intime. C’est vraiment une sensation, un ressenti, une émotion, une pensée surgissante, qui nous ébranlent mais dont nous ne voulons rien savoir...
C’est se retenir de reconnaître notre réalité intime, notre ressenti intime, c’est éventuellement se maintenir mentalement dans le flou, ou dans une certaine confusion personnelle.
À quoi nous mènent nos propres non-dits ? À faire semblant de vivre autre chose que ce que l’on vit vraiment. À faire comme si on ne savait pas. À se faire croire et à faire croire aux autres, des choses qui ne sont pas vraiment.
La difficulté est, que ce que l’on néglige de traiter à un moment ou à un autre, se présente à nouveau un peu plus t**d. C’est un peu comme des factures que nous laisserions s’entasser sur la table, sans les régler… Forcément, il y a un retour à un moment donné.
Exclure le non-dit à soi-même, nous permet de nous sentir plus libre. Car le sentiment de nous ressentir plus libre est naturellement lié à notre expression spontanée. Ainsi, ce que j’arrive à me dire à moi-même, je peux l’exprimer à l’autre. Par nos monologues intérieurs, nous créons des dialogues de partages harmonieux. L’enjeu est de taille:
Plus de liberté et de lucidité et donc, plus de vie !
Mais attention: il ne s’agit pas de s'auto-accuser de ce mode de fonctionnement auquel malheureusement personne n’échappe...
Pourquoi ? Parce que nous sommes à un niveau d’évolution où nous n’assumons pas notre vie à cent pour cent. Nous avons déjà bien du mal à vivre en Homo- Sapiens: nous sommes bien loin de vivre libres de tous conditionnements et de vivre en relative conscience de ce que nous vivons.
Pour autant...
Rien ne nous oblige à continuer ainsi: mon propos est plutôt de nous encourager à développer la conscience de soi et à développer la conscience que nous avons TOUS la possibilité de continuer à nous développer individuellement pour vivre mieux, tout simplement, plutôt que de vivre à moitié...