06/04/2026
Ma psychiatre m’a déjà donné une analogie pour expliquer une différence dans la façon dont les personnes neurotypiques et autistes se relient aux autres, surtout dans un contexte comme le travail.
Imagine qu’on doit organiser une expédition en montagne.
Une personne neurotypique va instinctivement penser en équipe.
Il y aura quelqu’un qui connaît bien les sentiers, quelqu’un qui gère le matériel, quelqu’un qui s’occupe de la nourriture, quelqu’un qui surveille la météo, etc. Le groupe se répartit les rôles. Et si une personne manque, ça fragilise tout le système.
Les liens entre les gens deviennent donc très importants, parce que la sécurité et la réussite du groupe reposent sur ces alliances.
Une personne autiste, elle, va souvent se préparer autrement.
Elle va apprendre tout ce qu’elle peut sur la randonnée, la météo, la navigation, l’équipement. Elle va comprendre le terrain, prévoir les situations possibles, et s’assurer d’avoir ce qu’il faut pour gérer les imprévus.
Bref, elle construit sa sécurité surtout à partir de la connaissance et du contrôle de son environnement.
Si quelqu’un d’autre est aussi passionné par la randonnée, elle sera super contente de partir avec cette personne. Ça peut même être vraiment agréable.
Mais la présence de l’autre est plus une question de plaisir partagé que de nécessité pour survivre à l’expédition.
Ce que ma psychiatre expliquait, c’est que beaucoup de personnes neurotypiques ont tendance à sécuriser leur monde à travers leurs alliances sociales. Les relations deviennent une façon de créer de la stabilité et de la sécurité.
Alors que pour beaucoup de personnes autistes, la sécurité passe davantage par la compréhension du système : comprendre l’environnement, les règles, les informations, le fonctionnement des choses.
Pas forcément par les gens.
Je trouve cette perspective vraiment intéressante.
Ça aide à comprendre pourquoi nos comportements sociaux peuvent être si différents… et pourtant parfaitement logiques de chaque côté. :)