23/02/2026
À l’approche de la naissance, ces mots émergent souvent. Ils ne disent pas un rejet, ni un manque d’amour, mais l’intensité d’un seuil.
🤰 Quand la femme et le bébé sont aux portes de la rencontre, des peurs profondes peuvent surgir : la peur de l’inconnu, de la douleur, de perdre le contrôle, de ne pas être suffisamment soutenue, de se sentir seule face à ce passage immense. Parfois, ce sont des histoires anciennes qui remontent, parfois simplement le vertige de devenir mère.
Dans ces moments-là, il serait tellement plus simple d’apporter une solution rapide, presque radicale. Accélérer. Déclencher. Mettre un terme médical à l’attente, comme pour apaiser l’angoisse. Mais cette réponse, si tentante soit-elle, n’est pas toujours celle dont la femme a profondément besoin.
Peut-être que l’invitation est ailleurs. Dans un temps d’écoute. Une écoute vraie, profonde, sans vouloir corriger ni décider à la place. Un espace pour déposer les peurs, les doutes, la fatigue, la solitude parfois. Juste être entendue, respectée, accueillie dans ce qu’elle traverse. ✨
Car ce moment de doute est fréquent, presque universel en fin de grossesse. Il fait partie du chemin. Comme une dernière traversée avant que la confiance ne revienne doucement reprendre sa place. Quand la femme se sent soutenue, quand son rythme est respecté, le corps peut à nouveau faire confiance. La physiologie peut s’exprimer. Le lien se retisse. 💫
Et souvent, dans cette douceur retrouvée, dans la tendresse et l’amour, les premières contractions apparaissent. Non comme une urgence à provoquer, mais comme un mouvement juste. Celui d’avancer encore d’un pas vers l’accueil de ce bébé, dans le plus grand respect de la femme, de son histoire, et de la naissance telle qu’elle est : vivante, sensible, profondément humaine.
Estelle, sage-femme 🦋