13/05/2026
Je défie quiconque d’enterrer son enfant…
et de continuer à avancer comme si de rien n’était.
Quand on enterre son enfant, c’est un monde entier qui s’effondre.
Alors non… je ne suis pas parfaite.
Et non, je n’ai pas honte de dire qu’à un moment de ma vie, j’ai sombré dans l’alcool.
Aujourd’hui, je peux même dire merci à l’alcool.
Parce que sans cette béquille, je ne serais peut-être plus là aujourd’hui.
Dieu seul sait à quel point j’ai souffert.
J’ai traversé des tempêtes que peu de personnes peuvent imaginer :
une enfance douloureuse, une mère malade et violente, des abandons, des blessures profondes…
et une médiumnité que je ne comprenais pas, que je refusais de voir et qui m’a longtemps accablée.
Très jeune, j’ai compris que l’alcool anesthésiait mes douleurs.
Quand je buvais, je ne voyais plus certaines choses.
Je n’entendais plus mes peurs, mes ombres, mes souffrances.
Puis il y a eu la perte de ma fille.
Et là… l’alcool est redevenu ma plus grande béquille.
J’ai tenu mon bébé mort dans mes bras.
J’ai refusé les médicaments.
J’ai essayé d’être forte.
Jusqu’au moment où j’ai dû annoncer à mes enfants que leur petite sœur ne reviendrait jamais.
Ce soir-là, j’ai craqué.
Et quand j’ai vu ma fille devant le cercueil de sa sœur…
oui, j’ai craqué encore.
Est-ce que j’ai honte ?
Non.
Parce que sans cela, je ne serais probablement plus vivante aujourd’hui.
Ce que je partage ici est difficile.
Je pourrais me cacher.
Je pourrais faire semblant.
Je pourrais jouer le rôle de la thérapeute parfaite, toujours lumineuse, toujours alignée.
Mais ce ne serait pas la vérité.
Moi, je ne veux pas vendre du rêve.
Je ne veux pas vous faire croire que tout se guérit avec quelques pensées positives et une “bulle de lumière”.
La guérison demande du courage.
Elle demande d’aller voir ses blessures, ses ombres, ses traumatismes.
Parfois, dans mes accompagnements, je suis directe.
Parfois je mets les gens face à eux-mêmes.
Ça plaît ou ça ne plaît pas.
Mais je sais qu’on ne guérit jamais en fuyant la vérité.
C’est quand on ose regarder sa souffrance, la comprendre, la traverser…
qu’on peut enfin transformer sa vie.
On ne devient pas lumineux en cachant ses blessures sous un tapis.
On le devient quand on nettoie en profondeur ce qui nous détruit intérieurement.
Oui, certaines personnes me jugeront.
Oui, je perdrai peut-être des clients.
Mais je gagnerai ceux qui cherchent le vrai.
Ceux qui veulent réellement guérir.
Ceux qui savent que la spiritualité n’est pas un masque… mais un chemin profondément humain.
Aujourd’hui, tout ce que j’ai traversé, je le transforme en lumière.
Chaque blessure guérie devient une force dans ma transmission.
Quand je vous dis que vous pouvez vous en sortir,
je ne le dis pas pour faire joli.
Je le dis parce que je l’ai vécu.
Parce que je l’incarne.
Et cette vérité-là…
aucun diplôme ne pourra jamais me l’apprendre.
Avec toute ma bienveillance et tout mon amour,
Am' ✨️
Amandine Delplace
Thérapeute holistique authentique
Énergéticienne – Naturopathe ✨