08/03/2026
🌿 Plantes médicinales pour la santé gynécologique
Je sors de ma grotte un moment car en ce jour dédié aux droits de la femme, je tenais à vous partager à nouveau cette publication. J'espère qu'elle vous apportera de l'apaisement et des ressources pour une meilleure santé gynécologique. Vous savez sans doute à quel point la cause féministe me tient à cœur. J'essaye de l'incarner par une force ancrée et sereine, dans la douceur malgré les luttes encore et toujours nécessaires. Tenter de rayonner et exister en liberté.
J’ai longtemps hésité à écrire cette publication de vulgarisation sur les plantes de la sphère gynécologique tant le sujet est vaste et complexe. La compréhension du corps féminin et ses interactions hormonales demandent énormément d’étude et de connaissances et je ne suis pas médecin. Il est très périlleux de s’aventurer dans de l’auto-médication. Et c'est d’autant plus vrai pour les plantes avec une action hormonale, au risque de faire pire que mieux.
J’ai malgré tout choisi d’écrire cette publication car je connais trop de femmes mais aussi de personnes transgenres ou non binaires qui vivent des impasses gynécologiques, à qui on demande de vivre et de fonctionner avec un syndrome prémenstruel invalidant, avec des douleurs menstruelles paralysantes ou une endométriose. De fonctionner avec une pré-ménopause compliquée, avec des pertes de sang prolongées, des mycoses récidivantes et j’en passe. La médecine classique a parfois le défaut de s’attacher surtout à guérir ou soigner des pathologies plus graves et à faire l’impasse de nous accompagner dans certains troubles plus "bénins" (bénins pour qui?), pourtant extrêmement handicapants et épuisants.
Dès lors, je prends davantage la parole en tant que femme solidaire qui a envie de partager quelques informations pour vous aider à mieux vivre mieux dans votre corps féminin et à vous aider à vous prendre davantage en main en matière de santé gynécologique. Et oui, les plantes sont d’une précieuse aide. Personnellement, elles m’ont permise de sortir de nombreuses douleurs gynécologiques bénignes.
Je vous demande cependant d’être prudent.e et responsable. Il m’est impossible en quelques lignes de décrire en détails les propriétés de chaque plante ou leurs contre-indications, je vous invite donc à faire des recherches approfondies de votre côté, de faire des examens médicaux pour le diagnostic et de demander conseils à un médecin ou un phytothérapeute avant tout traitement. L’idée n’est pas du tout de jouer les apprenti.e.s herboristes mais de s’accompagner des plantes, de manière complémentaire, pour pouvoir rayonner avec notre corps féminin sereinement.
Il est très compliqué de parler des plantes des organes féminin de manière généraliste car c’est vraiment l’analyse du terrain de la personne, ses habitudes de vie, sa contraception ou ses traitements, ses symptômes associés qui vont faire qu’on va se tourner vers telle ou telle plante en association avec une autre. On a tendance à faire des raccourcis et quand on vulgarise, c’est d’autant plus difficile d’exprimer la complexité des processus d’action des plantes.
Je vais essayer de vous présenter quelques plantes, des plus connues, et de les répartir selon leur mode d’action. Je vous livre ceci sans aucune prétention. Cette publication est non-exhaustive mais elle pourra vous fournir des pistes d’exploration et de réflexion. J’avoue que si quelqu’un m’avait livré tout ceci sur un plateau il y a quelques années, ça m’aurait évité de perdre beaucoup de temps et de subir le courroux de mes hormones.
Les problèmes gynécologiques courants ont de multiples causes et des symptômes extrêmement variés. Essayons d'en explorer quelques-uns.
Dérèglement hormonal ?
L’une de leurs causes importantes est le dérèglement hormonal. On se tournera alors vers des plantes ayant une action hormonale mais avant cela, il est nécessaire d’avoir fait des analyses auprès de votre médecin.
Il existe des plantes progestéroniques, c’est-à-dire qu’elles auront un effet sur votre corps semblable à la progestérone. Elles vont tempérer les excès d’oestrogènes, aider en cas d’insuffisance lutéale et permettre ainsi de réguler votre cycle. Je pense ici particulièrement à l’achillée millefeuille et à l’alchémille.
L’achillée millefeuille et l’alchémille peuvent ainsi aider pour les troubles du cycle menstruel, de la ménopause et en cas de fibrome. L’alchémille peut être un soutien en cas d’endométriose. À l’instar de la bourse à pasteur, elles sont hémostatiques et modèrent ainsi les saignements trop abondants ou en dehors du cycle. L’achillée millefeuille est aussi emménagogue et va donc nous accompagner en cas d’absence de règles.
Voici ma publication complète sur l’achillée millefeuille qui est l’une de mes préférées : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=695561978508890&id=101223371276090
Dans le cadre d’une hyperoestrogénie relative (excès d’oestrogènes), il existe aussi des plantes anti-oestrogènes comme le gattilier.
Le gattilier est une plante régulatrice du cycle menstruel mais elle a un impact hormonal très important. En effet, elle est anti-oestrogénique mais aussi anti-androgénique, anti-prolactine, dopaminergique et progestéronique. C’est pour cette raison qu’il faut l’utiliser avec une grande prudence et avec l’accompagnement d’un professionnel. Utilisée dans ce cadre, elle peut vraiment soulager.
On peut aussi parfois avoir besoin de plantes oetrogéniques, c’est-à-dire qu’elles auront sur votre corps un effet semblable aux oestrogènes comme la sauge et le houblon par exemple. Ces plantes sont particulièrement utiles au moment de la pré-ménopause et de la ménopause. La sauge est la plante la plus connue pour cette période de la vie de la femme. Elle apaise notamment les bouffées de chaleur. Selon de nouvelles études, le trèfle rouge soulagerait également les symptômes de la ménopause (bouffée de chaleur et fluctuation hormonale).
Pour nous accompagner lors de la ménopause, on peut réaliser une tisane mêlant une plante progestéronique avec une plante oestrogénique par exemple la sauge et l’achillée millefeuille qui sont très faciles à cultiver ou alors se masser le bas-ventre avec de l’huile essentielle de sauge sclarée. La gemmothérapie de jeunes pousses d’airelle est aussi oestrogénique et utile pour la ménopause.
De par leur action hormonale, les plantes oestrogéniques sont à proscrire en cas de de maladies hormonodépendantes comme les kystes, les cancers gynécologiques, les mastoses, l’endométriose, les fibromes utérins ou en cas de grossesse.
En cas d’absence de règles, on utilise des plantes emménagogues comme l’armoise commune, l’achillée millefeuille, l’absinthe ou des plantes oestrogéniques comme la sauge. Cette dernière aide aussi à réguler les règles irrégulières.
L’armoise commune régule de manière générale les saignements et agit sur le foie pour permettre une meilleure régulation hormonale. Il est important de soutenir le foie notamment en cas d’excès d’oestrogènes.
Douleurs menstruelles ?
Dans le cadre de douleurs utérines et de spasmes, nous pouvons nous tourner vers des plantes antispasmodiques et anti-inflammatoires telles que l’achillée millefeuille, la matricaire et l’armoise commune. J’utilise aussi des huiles essentielles antispasmodiques et anti-inflammatoires comme l'estragon et le basilic exotique. En cas de contractions utérines douloureuses pendant mes règles, je me fais un massage du bas-ventre avec 2 à 3 gouttes d’huile essentielle d’estragon ou de basilic exotique diluées dans un macérât huileux de lavande qui est décontractant musculaire. Ensuite, je me love contre la réconfortante bouillotte chaude ! Une de mes astuces qui me soulage tellement !
Le framboisier est aussi bien connu pour son action sur l’utérus. C’est un remède bipolaire qui peut à la fois tonifier l’utérus en fin de grossesse, après une fausse couche ou un accouchement (expulsion du placenta) par exemple mais il peut aussi détendre le muscle utérin. Couplé à son action anti-inflammatoire, il est donc alors utile en cas de règles difficiles et de douleurs menstruelles.
La gemmothérapie de framboisier et l’huile de graines d’onagre sont intéressante en cas de douleurs menstruelles et de dysménorrhées mais elles sont à proscrire en cas de maladies hormonodépendantes car elles sont oestrogéniques. Notez que la gemmothérapie de framboisier est oestrogénique mais le framboisier ne l’est pas sous forme de tisane ou d’alcoolature. Ceci me permet de rappeler que les contre-indications varient aussi en fonction de la forme d’emploi utilisée !
À tout ce petit monde, des plantes antalgiques peuvent aussi s’ajouter afin de nous aider à calmer les douleurs : le saule et la reine des prés pour les plus connues. Elles sont en plus, toutes deux, anti-inflammatoires (à proscrire en cas d'allergie à l'aspirine).
Manque de minéraux ?
Les plantes reminéralisantes sont également d'un grand secours pour les femmes. En effet, on peut être en manque de minéraux en cas de saignements importants ou en situation de déminéralisation pendant la ménopause. On peut alors se tourner vers l’ortie riche en fer, la prêle, le trèfle rouge, le framboisier, la gemmothérapie de pin et de sapin dans le cas de l’ostéoporose.
Ca démange et ça brûle ?
En cas de problèmes bactériens et fongiques des muqueuses ou de vaginite, j’utilise des macérâts huileux de plantes antifongiques, antibactériennes, cicatrisantes et anti-inflammatoires bien tolérées comme le calendula, la lavande ou la matricaire. C’est si simple et pourtant vraiment efficace. Sous forme de bain de siège froid ou tiède, les plantes à mucilages comme la douce mauve vont aussi apporter réconfort. Elles sont émollientes, anti-inflammatoires et cicatrisantes. Elles permettent d’apaiser et de cicatriser les muqueuses. Avec ces plantes, on peut faire des infusions afin de réaliser des douches vaginales et bien sûr soutenir la flore vaginale par la suite avec un compléments de bactéries lactiques.
Les plantes cicatrisantes comme le calendula, la rose, la lavande, l'achillée millefeuille, le plantain et la matricaire sont aussi bien precieuses après une opération ou un accouchement. On peut les utiliser sous forme de macérâts huileux ou de bains de siège.
Corps féminin et résilience?
C'est difficile de parler du corps féminin sans parler de la rose. Outre ses vertus cicatrisantes et aphrodisiaques, elle nous accompagne dans notre féminité et/ou dans le soin des organes féminins de par sa symbolique. Comme la rose, le ciste ladanifère nous aide au niveau énergétique à dépasser en douceur les mémoires traumatiques liés aux abus sexuels. Et Dieu sait à quel point le corps féminin à de tout temps été victime de ce type de déviance.
Le ciste ladanifère nous accompagne lors de transformations intérieures profondes, là où nous avons été blessés dans notre intégrité.
Sa fleur m'est apparue un jour en rêve dans ce contexte. Il s'est avéré après m'être renseignée que cette plante est l'Archétype de la femme sauvage. Elle aiderait la femme à assumer ses désirs et envies, à être à l'écoute de ses besoins et de ses instincts. Elle réveillerait notre chaleur interieure et notre capacité de résilience. Pour leurs vertus vibratoires et symboliques, je les utilise en élixirs floraux ou en huiles essentielles en olfaction.
Voici quelques-unes des plantes qui soutiennent notre santé gynécologique, notre vie haute en couleurs et en cycles ! Il s’agit souvent de plantes puissantes et donc avec des contre-indications importantes et des dosages précis, vous trouverez ces infos dans les livres « Guide des contre-indications » de Dubray, dans « Le grand manuel de phytothérapie de Lorrain ou sur le site d'Althéa Provence pour ne citer qu'eux.
J’espère que ces quelques pistes apporteront apaisement et sérénité à votre corps. Lors de cette publication, j ai essayé d'être la plus inclusive possible et ainsi m'adresser à toutes les personnes ayant une réalité gynécologique, femmes, personnes transgenres ou non binaires. La santé gynécologique dépasse le clivage des genres. En effet, les plantes médicinales utilisées en gynécologie peuvent concerner les femmes ainsi que toute personne possédant un utérus ou des organes reproducteurs féminins. Je m'excuse d'emblée pour les éventuelles maladresses.
Je souhaite aussi au passage une belle journée des droits de la femme car oui, vivre ses cycles et sa vie de femme en douceur et sans douleur est un droit!🌹