08/04/2026
BIEN MANGER POUR BIEN VIVRE
Le Luxe Trompeur des Récréations au collège
« À mes yeux, c’était un luxe. Je croyais manger “riche“. Mais derrière cette abondance… »
Pendant les récréations au collège, ma nation se levait au son de la sirène. Une foule d’élèves affamés, pressés, presque victorieux d’atteindre la vendeuse avant les autres. Moi, j’étais toujours parmi les premiers. Une baguette chargée, saucisse, œuf, sandwich, parfois des pâtes grasses. 500 francs de plaisir, parfois 300 quand le jour était maigre. À mes yeux, c’était un luxe. Je croyais manger “riche”.
Mais derrière cette abondance, mon corps racontait une autre histoire. Après chaque festin, la fatigue me cueillait en classe. Mes yeux se fermaient pendant que les autres suivaient. Mon ventre, lui, protestait bruyamment. Puis vint la douleur silencieuse : constipation, longues minutes aux toilettes, hanche douloureuse. Jusqu’au verdict à la clinique : Hémorroïdes. À 16 ans, le mot sonnait comme une condamnation.
Le nutritionniste, calme stratège du corps, n’a pas jugé. Il a décodé mon erreur : trop de gras, trop de farine blanche, pas assez de fibres, ni d’eau. Mon “régime de riche” était une pauvreté nutritionnelle.
Ses conseils étaient simples mais puissants : boire beaucoup d’eau, ajouter des fruits (banane, papaye), des légumes, réduire les fritures, varier les repas. Remplacer certains sandwichs par des options plus légères. Et surtout, écouter son corps.
Conséquence ? L’énergie revient, la concentration s’éclaire, le corps respire.
Morale : manger n’est pas se remplir, c’est se construire.
Source image:Jolixi