10/22/2025
Aujourd'hui j'avais envie de publier une pensée qui m'habite depuis quelques temps aprés avoir suivi d'autres formations comme personne entraidante en santé mentale.
Être là, sans imposer :
la puissance silencieuse de l'écoute
Dans notre volonté sincère d’aider ceux que nous aimons, nous sommes souvent tentés de chercher des solutions, de donner des conseils, voire de vouloir « réparer » la souffrance de l’autre. J'ai fait cette erreurs trop souvent malheureusement mais j'ai appris. En psychologie on nous apprend que, face à la détresse émotionnelle, la chose la plus précieuse que l’on puisse offrir n’est ni un remède, ni un raccourci, mais une présence authentique.
L’être humain traverse ses épreuves selon un rythme qui lui est propre. Cela implique de se mettre parfois en retrait, non pour s’effacer, mais pour faire de la place à l’autre. Lui permettre d’exister pleinement dans sa peine, sans avoir à la justifier, ni à l’atténuer pour ne pas déranger.
Être entendu, reconnu et accueilli dans sa douleur favorise l’autorégulation émotionnelle et le début d’un processus de guérison. Il ne s’agit donc pas de résoudre, mais de soutenir. Car non, on ne peut pas enlever la douleur de quelqu’un. On ne peut pas faire le chemin à sa place. Mais on peut marcher à ses côtés, sans presser le pas.
Être à l’écoute, c’est offrir un espace sûr où la personne peut déposer ce qu’elle porte sans craindre d’être jugée ou corrigée. C’est dire, sans mots parfois : « Je suis là, quand tu es prêt·e. Pas pour te changer, mais pour t’accompagner. » Souvent, c’est suffisant. Parfois même, c’est tout ce dont l’autre a besoin pour commencer à aller mieux. Demander à la personne ce dont elle aurait besoin ou si on peut faire quelque chose pour elle c'est aussi faire du bien.
il peut arriver qu'une personne s’engage dans des choix ou des croyances qui semblent nocifs, inadaptés à sa situation ou même incompréhensibles à nos yeux comme de s'isoler, refuser de l'aide, minimiser sa souffrance, adopter des stratégies d'évitement ou d'exposition ou encore adhérer à des idées fausses sur elle-même ou sur l'intention des autres mais cela fait partie du processus de rétablissement dont nous n'avons aucun contrôle.
Avant d'offrir des conseils, j'ai appris maintenant à respecter le rythme et l’autonomie de l'autre, « dire » sans imposer et si la personne le veut bien, je ne suis pas thérapeute et ma place n'est pas de tenter de tout réparer. Accompagner, c'est souvent marcher comme sur des oeufs, il faut y aller tout en douceur.