03/21/2026
Mardi 17 mars 2026, j’ai assisté à une manifestation étudiante en tant que chargée de cours; ma première manifestation à vie.
J’y ai vu une jeunesse prête à sortir de sa zone de confort.
Une jeunesse prête à faire face à l’incertitude.
Une jeunesse qui a eu le courage de prendre la parole, de se présenter, de faire des entrevues, autant en français qu’en anglais, pour partager ses préoccupations.
J’y ai vu une jeunesse qui ne s’est pas divisée en « français contre anglais », mais qui s’est tenue solidaire les uns des autres. Une jeunesse capable de se soutenir, tout en reconnaissant la spécificité des enjeux francophones.
J’ai vu des étudiants parler de Louis J. Robichaud avec émotion et conviction, rappeler que les Acadiens ont dû se battre, et se battent encore, pour l’accès à l’éducation en français.
J’ai vu des étudiants parler pour leur université d’attache avec respect, tout en faisant preuve d’ouverture et de considération envers les autres universités.
J’ai vu des étudiants anglophones s’exprimer en français, et des étudiants francophones s’exprimer en anglais. J’ai vu une jeunesse qui se parle, qui s’écoute, qui comprend.
Accompagner ces étudiants m’a profondément fait réfléchir à ma propre position.
Nous avons le devoir de leur offrir les outils pour comprendre notre monde, s’y situer et y prendre place. Parce qu’au-delà des connaissances, nous formons aussi des voix, des regards et des engagements.
Et j’en serai reconnaissante pour les réflexions, les discussions et les échanges tellement riches qui ont marqué cette journée.
Dans un monde parfois rempli de complexité et d’incertitude, laissez-moi vous dire ceci :
Ils vont faire tomber des murs, si nous leur offrons les outils, l’espace et la confiance pour le faire.
*Ce message reflète mes pensées et mon opinion personnelle, et n’engage en rien mon rôle professionnel.