02/05/2026
Journal d’une anxieuse chronique
Samedi soir d’hiver: l’envie me prend. cette drogue que je peux sentir et goûter en même temps. Cette drogue qui me fait autant trippé que de fumée un Jean Guy. Ahĥhhhhh.
Cette drogue, qui, juste à y penser, m'enivre de bonheur. Ce bonheur m'apaise énormément. Mais non non je ne peux pas laisser cette drogue m’envahir l’esprit me brouille le tout et que je souffre 2x plus par la suite. C’est ok de vivre ses émotions.
Cette drogue est l’anxiété chronique généralisée. Donc mon cerveau a besoin de souffrir pour aller mieux par la suite. Donc l’option la plus souffrante est la mutilation.
Oui oui. Mais la je sors de ma psychose comme j’aime l’appeler mais je suis simplement ailleurs. Je me dis: hey la fille, tu es assez forte pour passer par-dessus ça. Tu tombes bien relève toi la grande.
Et là je commence à penser à ce que j’ai fait toute la journée. Dans la chambre : passer le balais, laver le plancher, changer de meubles de place. C’est pas léger.
Faire du lavage. Vider et remplir le lave vaisselle, balayeuse salon, litières, sieste, écouté 2 films et tricoter. Faire le souper.
Là je me dit regarde tu a accomplie tout ça en ayant la tête ailleurs.
Bravo fille, tu as survécu cet après-midi. Parce que tu as trébuché ce soir et que tu es mauvaise pour autant. Wow bravo la grande.
Bisous
Audrey Gabrielle ###