09/06/2025
La violence dans nos corps
Dans nos sociétés violentes,
nous avons tendance à croire que garder le silence sur le pire protège —
voire rend heureux.
Mais ce silence est un poison pour nos communautés.
Il détruit les consciences,
affaiblit la solidarité,
et prépare le terrain à une nouvelle génération
de prédateurs et prédatrices en devenir —
fiers de notre lâcheté,
nourris par notre déni.
Il nous faut soigner cette distorsion cognitive,
celle qui fait croire que la personne qui abuse est la victime
dès que la parole se libère.
Alors que c’est l’enfant qui meurt,
à force de devoir se taire
pour protéger celui qui l’a détruit.
Je félicite toutes ces femmes qui disent non,
tous ces hommes qui respectent sans condition,
et tous ces enfants qui grandissent
pour casser le silence,
pour briser la chaîne,
pour que ça s’arrête.
Je ne vous jugerai pas.
Je ne vous pardonnerai pas.
Je ne vous absoudrai pas.
Mais je resterai là,
pour que vous puissiez déposer, enfin,
la mémoire meurtrière de vos enfances.
Des blagues salaces devant les enfants ou destinées aux adolescent.e.s, des remarques répétées sur leurs corps, des attouchements sous couvert de soin ou « d...