03/24/2026
Nice to see that others are realizing the impact the lack of proper funding for non-profit organizations. Here at SNAP this upcoming year (April 1-Mar 31, 2027) will be a financial struggle without cutting on hours.
C'est bien de voir que d'autres réalisent enfin l'impact du manque de financement pour les OBNL. Pour la prochaine année chez SNAP (du 1er avril au 31 mars 2027), nous allons faire face à des difficultés financières si nous ne coupons pas dans les heures.
Ce dimanche, après mon passage à Tout le monde en parle, je ne suis pas rentré chez moi en pensant à mes réponses durant mon segment, à me demander si ça avait bien été, ni à me dire que c’était agréable de pouvoir parler sans être interrompu sans arrêt par un humoriste. En fait, dans ma voiture, je pensais plutôt aux points amenés par le mouvement Le communautaire à boutte. Et je me disais : c’est fou à quel point on donne peu de lumière à ce milieu.
Mathieu Gélinas, Caroline Chartier et Sophie Tétrault-Martel ont mis des mots sur une réalité simple : le réseau tient, mais à bout de bras.
Le gouvernement du Québec a annoncé un ajout d’environ 20 millions $ via le programme PSOC. Réparti entre près de 3 600 organismes, ça représente autour de 6 000 $ chacun. Des équipes, des services essentiels, des gens à accompagner… avec des miettes.
Dans ce milieu-là, on prend le peu qu’on a et on trouve des solutions. On continue malgré tout. Mais à force de fonctionner comme ça, ce sont les humains derrière qui encaissent.
Et ça m’a ramené à quelque chose de très concret.
Je repensais à ma mère monoparentale qui faisait tout pour tenir la maison avec très peu. Aux paniers de Noël, aux sous-sols d’église. Ce n’était pas anecdotique. Ça jouait directement sur notre qualité de vie. Ça enlevait une pression. Ça permettait de passer au travers avec un peu plus de dignité, surtout dans des moments où l’écart avec les autres se fait plus sentir.
Aujourd’hui, ces organismes-là jouent encore ce rôle-là. Sauf que la pression est plus grande, et les moyens ne suivent pas.
Concrètement, on doit en parler plus souvent, donner plus de place à ces gens qui ont choisi d’aider, parfois au détriment de leurs propres conditions, des employés, des intervenants, des bénévoles qui tiennent quelque chose de fondamental pour notre société et qui sont souvent dans l’ombre. Et surtout, leur donner les moyens réels de continuer à faire ce travail-là. Ce n’est vraiment pas optionnel, c’est essentiel.