
02/06/2025
PRIX NOBEL DE MÉDECINE ET DOUBLE COMPLOTISTE!
Il fut un temps où l’on crut bon de désigner un modeste animal comme le point d’origine d’un mal qui allait bouleverser la face du monde. Un pangolin, frêle et inoffensif, prêté sans son aveu au rôle d’instrument du destin.
Et cette révélation, qui devait suffire à endormir la curiosité des foules, surgissait d’un marché grouillant, à quelques lieues d’un des plus éminents laboratoires de virologie de la planète.
L’Histoire a ses ironies, mais certaines coïncidences semblent trop parfaites pour n’être que le fruit du hasard.
Quatre ans passèrent. L’innocence du pangolin fut reconnue, mais l’on préféra détourner le regard de l’autre hypothèse, celle qui, dès les premiers jours, fut énoncée d’une voix claire, mais trop ancienne sans doute, trop libre, pour qu’on daigne l’entendre.
Cette voix, c’était celle de Luc Montagnier, médecin couronné d’un Prix Nobel, dont le savoir était grand mais dont la prudence politique était faible. Il affirmait que le virus portait la marque de la main humaine, que son agencement même trahissait l’intelligence et non le hasard. Mais le temps n’était pas à l’écoute des sages isolés.
On le moqua, on l’accusa, on le condamna au plus commode des exils : celui du complotiste.
Ce n’était pas son premier bannissement. Déjà, il avait osé regarder au-delà des dogmes établis, explorant les mystères de l’homéopathie, cherchant dans les vibrations invisibles de l’eau une mémoire que d’autres refusaient d’admettre.
Là encore, il eut tort d’avoir raison trop tôt. On le traita de vieillard égaré, de savant devenu héréditairement suspect. Ceux qui auraient pu le comprendre le raillèrent, ceux qui l’avaient acclamé autrefois détournèrent les yeux.
Mais les temps, eux, changent. Ce que l’on montrait hier comme éclatant se ternit, ce que l’on avait condamné à l’ombre s’éclaire d’un jour nouveau.
La vérité, indifférente aux honneurs et aux opprobres, attend toujours son heure. Et l’heure est venue!