02/04/2026
La connexion entre notre immunité et nos émotions repose sur trois points. D’abord, la conscience de soi implique de reconnaître ce qui n’est pas soi. Ensuite, on différencie ce qui nous nourrit de ce qui représente un danger. Enfin, on accepte les influences positives tout en sachant repousser ou éliminer les menaces. Quand on perd la capacité de séparer le soi du non-soi, cela affecte notre corps. La colère refoulée peut désorganiser l’immunité. On remarque souvent, chez ceux avec des maladies chroniques, une difficulté à exprimer leurs émotions et une tendance à prioriser les autres avant eux-mêmes. Ce mode d’adaptation brouille les limites, créant une confusion entre soi et autrui. Cette confusion s’étend jusqu’au niveau des cellules, des tissus, des organes. En conséquence, le système immunitaire devient incapable de faire la différence entre le soi et l’autre, ou trop affaibli pour se protéger contre le péril.
Isabelle Théroux © 2026, tous droits réservés