01/26/2026
Qu'on se le dise, nous sommes envahis de toute part par la colère, la violence, la haine, les inégalités, l'injustice, les peurs, l'anxiété, le négativisme individuel, social et mondial.
Alors, il n'est pas facile de demeurer en paix, de faire la sourde oreille, de ne pas prêter attention à tout ce qui se passe autour de nous, mais on ne vit pas non plus dans un monde de licorne. Je m'inspire de beaucoup d'auteurs, d'enseignements spirituels, psychologiques et philosophiques afin de demeurer ancrée et sereine malgré les malgré. J'ai également un coffre d'outils que j'utilise au besoin. Mais, comme nous tous.tes, je suis humaine. Il m'arrive un peu, parfois et même souvent de me laisser happer par la colère.
Il est facile de dire "Ne te mets pas en colère, ça en vaut pas la peine". Dans les faits, c'est bien vrai. Mais souvent la réalité est toute autre. Alors, j'avais envie de te parler de cette émotion qu'on nous martèle de ne pas vivre, de ne pas ressentir. Et si, justement, on prenait le temps de l'accueillir, de la canaliser et de l'exprimer sainement, le cas échéant ? Comme on le dit si bien : "Ce que tu fuis te poursuis et ce à quoi tu fais face s'efface. 🙂
Donc, le problème, ce n’est pas la colère.
C’est ce qu’on en fait.
La retenir jusqu’à imploser.
La projeter jusqu’à blesser.
Ou la nier jusqu’à s’épuiser.
Alors… comment l’accueillir autrement?
1. Lui faire de la place (sans se juger) :
👉 Accueillir la colère, c’est d’abord reconnaître qu’elle est là.
👉 Sans se dire qu’on exagère.
👉 Sans se dire qu’on devrait être “au-dessus de ça”.
👉 Juste : « Je ressens de la colère. Et c’est ok. »
Nommer ce qu’on ressent active les zones du cerveau qui apaisent l’émotion.
C’est un premier geste de douceur envers soi.
2. Chercher ce qu’elle protège : La colère pointe souvent vers :
👉 une limite non respectée
👉 un besoin ignoré
👉 une injustice ressentie
👉 une fatigue accumulée
👉 une blessure plus sensible en dessous
3. La canaliser avant de l’exprimer : Parce qu’une émotion intense a besoin d’un exutoire sain avant d’être mise en mots. Quelques pistes simples :
👉 respirer plus longuement à l’expiration
👉 marcher, faire une activité physique pour faire circuler l’énergie et te défouler
👉 écrire ce qui brûle dans un carnet
👉 secouer les bras, relâcher les épaules
👉 boire un verre d’eau pour revenir au corps
4. L’exprimer avec conscience : Exprimer sa colère sainement, ce n’est pas exploser.
C’est dire ce qui se passe en soi, pas ce qui “ne va pas chez l’autre”. Quelques phrases qui permets de parler au "JE" :
👉 « Quand ça arrive, je me sens… »
👉 « J’ai besoin de… »
👉 « Je veux qu’on se comprenne, alors je t’explique ce qui se passe pour moi. »
La colère devient alors un outil de clarté, pas une arme.
5. Se rappeler que la colère peut être une alliée. Quand elle est écoutée, la colère :
👉 protège
👉 clarifie
👉 aligne
👉 redonne du pouvoir
👉 ouvre des conversations vraies
👉 renforce l’estime de soi
On vit dans un monde qui nous bouscule.
Alors oui, la colère fait partie du voyage.
Mais elle peut devenir un guide, une boussole, une force.
À condition qu’on lui offre un espace, une écoute, une voie d’expression.
Et si, au lieu de la craindre, on apprenait à marcher avec elle?
Et toi, quels sont tes outils pour t'aider à y faire face ? Je t'invite à m'y répondre dans les commentaires ou bien sur Messenger.
Si tu as besoin d'aide pour apprendre à mieux gérer la colère, je t'invite à communiquer avec moi soit au 514.639.0773, soit par courriel à manon@manoncoaching.ca ou via Messenger.
Ton accompagnatrice en dépendance et en mieux-être,
Manon 🧡💜🧡