03/14/2026
Bientôt je testerai de nouvelles recettes d'infusion avec ce qui poussera dans mon jardin.
Aujourd’hui je pense à toutes ces femmes qui, depuis des siècles, ont porté le savoir des plantes.
Bien avant les universités, les facultés de médecine et les laboratoires, ce sont souvent les femmes qui soignaient. Elles observaient la nature, cueillaient, expérimentaient, transmettaient.
Sages-femmes, guérisseuses, herboristes, mères, grand-mères. Leur savoir circulait de génération en génération, dans les jardins et les cuisines.
Mais ce savoir a aussi été réprimé, ridiculisé ou effacé à différentes périodes de l’histoire. Des femmes ont été accusées de sorcellerie et tuées simplement parce qu’elles connaissaient les plantes et les utilisaient pour soigner.
Et pourtant, ce fil ne s’est jamais complétement rompu.
Aujourd’hui encore, l’herboristerie est souvent reléguée au rang de « médecine alternative », alors que pendant des millénaires, elle a été la première médecine de l’humanité.
Il faut encore se battre pour faire reconnaître ce savoir basé sur l’observation du vivant, sur la prévention et sur la relation avec la nature. Un savoir qui devrait être un droit accessible à tous.
On me dit souvent :
« Moi, je ne crois pas à ça, les plantes… »
Mais l’herboristerie n’est pas une croyance. C’est une tradition millénaire, une pharmacopée vivante, et même la base de nombreux médicaments modernes.
Ce n’est pas une opposition à la médecine moderne. C’est une autre façon de prendre soin, complémentaire, préventive et profondément enracinée dans l’histoire humaine.
Et continuer à préserver ces savoirs aujourd’hui, continuer à cultiver les plantes médicinales, continuer à transmettre ce que les femmes ont gardé vivant pendant des siècles… c’est le combat que j'ai choisi.
Parce que reconnaître l’herboristerie, c’est reconnaître la valeur des savoirs du vivant et la place des femmes dans l’histoire.
Prendre soin avec les plantes n’est pas un retour en arrière. C’est réapprendre un savoir que l’humanité n’aurait jamais dû oublier.
Merci à toutes celles qui, chaque jour, gardent ces savoirs vivants et font avancer ce combat.
— Raphaëlle