04/22/2026
En ce jour de la terre, quoi de mieux que partager un peu de ce qui me meut dans ma pratique, dont l'écospiritualité, à la Michel Maxime Egger.
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L’écospiritualité nous invite à repenser notre relation au vivant et à redécouvrir la sacralité de la nature. Ses chemins, pluriels, appellent à cultiver des valeurs comme l’émerveillement, opérer un travail de libération et de conscience, proposer une éducation centrée sur l’expérience sensible de la nature.
Elle vise à réenchanter la nature et nos relations avec elle. La Terre est, comme l’écrit Jung, «pénétrée de sens et de mémoire». Elle a une âme. La nature n’est donc pas qu’une réalité matérielle, mais un mystère sacré. Elle n’est pas seulement la maison de l’être humain, mais un lieu habité d’une Présence, d’un Souffle, de l’Esprit, quel que soit le nom qu’on lui donne.
C’est pourquoi la Terre et tous les êtres qui l’habitent doivent être reconnus dans leur valeur et leur dignité intrinsèques, indépendamment de leur utilité pour l’être humain. La planète mérite donc notre respect pour son hospitalité, notre gratitude pour ses dons, notre émerveillement pour sa beauté et son infinie diversité.
Il convient en cela également de changer notre regard sur nous-mêmes. La première tâche, comme le dit Jean-Marie Pelt, est de nous «re-naturer», de retrouver notre lien ontologique avec la nature. Car nous ne sommes ni en-dehors ni au-dessus de la nature. Dans «humain», il y a «humus», la terre. On retrouve la même racine dans l’humilité. Nous portons en nous toute la Création, avec tous ses règnes : minéral, végétal, animal. Notre psyché – jusque dans ses strates les plus profondes et archaïques – est liée à la Terre et à l’âme du monde.
Du fait de cette interdépendance, tout ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes et inversement. Cela nous invite à une communion universelle, dont les moteurs sont la compassion et l’amour.