15/03/2026
À 9 ANS, UNE CHUTE À VÉLO LUI CAUSE TROIS AVC : SA MÈRE LANCE UN MESSAGE AUX PARENTS
14 mars 2026 - Sherbrooke
Une chute à vélo qui semblait banale a complètement bouleversé la vie d’un jeune garçon de 10 ans et de sa famille.
Quelques semaines après l’accident, Charles-Émile a subi trois AVC, malgré le fait qu’il portait un casque au moment de sa chute.
Sa mère, Geneviève Paquin, a raconté leur histoire lors d’une conférence de presse organisée par l’organisme Avec toute ma tête, qui mène actuellement une campagne de sensibilisation intitulée « Jamais sans mon casque ».
UNE CHUTE QUI SEMBLAIT BANALe
Le 3 septembre, Charles-Émile, alors âgé de neuf ans, fait une chute à vélo.
L’enfant est en pleine santé et passionné de vélo depuis toujours. L’accident semble d’abord mineur : il se plaint de douleurs au coude et sur le côté du corps.
Mais dans les jours et les semaines qui suivent, son état change.
Il commence à ressentir des étourdissements et de forts maux de tête.
UNE URGENCE MÉDICALE
Le 3 octobre, croyant d’abord à un virus, ses parents décident de l’amener à l’hôpital.
Durant les huit minutes du transport vers l’urgence, l’enfant subit une paralysie.
Les médecins découvrent alors qu’il a subi un traumatisme crânien important ainsi qu’une dissection d’une artère cérébrale, ce qui provoquera trois AVC.
UN LONG COMBAT POUR RÉAPPRENDRE
Après son réveil, Charles-Émile doit réapprendre plusieurs gestes du quotidien.
Sa mère raconte qu’au début, chaque petit progrès devenait une grande victoire.
Boire de l’eau, bouger une épaule ou remuer des orteils étaient des moments extrêmement importants.
Pendant des mois, le jeune garçon a dû réapprendre à marcher, à manger et à lever les bras.
Il a également dû composer avec la peur, les nombreux rendez-vous médicaux et les traitements.
Aujourd’hui encore, il doit recevoir deux injections par jour en raison d’une réaction inflammatoire liée à ses AVC.
Selon sa mère, le protocole médical suivi par son fils demeure très rare et exploratoire.
LE CASQUE A FAIT LA DIFFÉRENCE
Pour Geneviève Paquin, un point est clair : le casque a probablement sauvé la vie de son fils.
Selon elle, sans cette protection, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves.
Elle insiste toutefois sur le fait qu’elle ne souhaite pas décourager les enfants de pratiquer du sport.
Au contraire, elle veut rappeler l’importance de pratiquer ces activités de façon sécuritaire.
« La vie peut basculer en un instant. Le port du casque, ce n’est pas un détail. Pour nous, ça a fait toute la différence », explique-t-elle.
LES ADOLESCENTS LES PLUS RÉFRACTAIRES
Selon Simon Poulin, directeur et fondateur de l’organisme Avec toute ma tête, ce sont les jeunes de 12 à 17 ans qui sont les plus réticents à porter un casque.
Il souligne que, même si la situation s’améliore, plusieurs adolescents continuent d’éviter de porter une protection, notamment dans les skateparks et les pumptracks.
Selon lui, certaines habitudes culturelles — comme porter une casquette ou une tuque — donnent l’impression d’être protégés, ce qui n’est pas le cas.
UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION
L’organisme Avec toute ma tête entreprend actuellement une tournée de 5700 kilomètres à travers les 12 régions du Québec afin de sensibiliser les jeunes et leurs familles à l’importance du port du casque.
La tournée vise aussi à amasser des casques pour les offrir à des enfants issus de familles défavorisées.
À Sherbrooke, la Ville a également contribué financièrement afin de permettre la distribution de 110 casques.
La mairesse Marie-Claude Bibeau rappelle d’ailleurs qu’il est obligatoire pour les mineurs de porter un casque à vélo dans la ville.
Date de l’événement : 03 septembre 2025
Photo : Charles-Émile, tirée du Facebook de
Geneviève Paquin
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