09/12/2025
Même si Noël réveille plusieurs tristesses, j’essaie chaque année d’accueillir cette dualité.
Cette envie profonde de faire briller la magie des fêtes dans les yeux de mes enfants…
et, à la fois, ce petit pincement au cœur qui me rappelle qu’il manque des chaises autour de la table.
Noël, pour moi, c’est un mélange délicat de souvenirs, de rires qui résonnent encore,
de photos jaunies, de parfums qui ne reviennent plus,
et de cette absence qui parfois prend tout l’espace sans être invitée.
D’un côté, j’aimerais offrir à mes enfants ce Noël magique — entouré de la grande famille.
Et de l’autre, je suis là, maxime, mes petits trésors et moi.
Et puis je me rappelle que pour eux, c’est ça, Noël.
Ralentir.
Jouer dehors jusqu’à ne plus sentir le bout de nos doigts.
Revenir les joues rouges pour déguster un chocolat chaud.
Écouter des films collés ensemble.
Jouer à des jeux.
Faire une promenade en motoneige, lampes frontales dans la nuit noire.
Créer des traditions qui n’existaient pas hier.
Et dans tout cela, j’accueille une vérité douce-amère :
ce que je crée aujourd’hui devient leur monde merveilleux.
Je ne peux pas réinventer une famille perdue ou essoufflée,
mais je peux créer un Noël simple, vrai,
empreint d’amour, de calme, de rire, et de repos.
Cette année, j’accueille mon deuxième Noël sans mon père,
le 24e sans ma mère,
et le 13e sans ma sœur.
Ce n’est pas toujours simple.
Je me permets d’être triste un moment,
et je me permets aussi de rire, de vivre, d’aimer, de créer du nouveau.
Et je pense à vous — à tous ceux qui vivent un premier Noël sans quelqu’un,
un Noël différent, un Noël réinventé, un Noël fragile.
À ceux qui avancent doucement, qui apprennent à respirer autrement.
Nous portons la responsabilité de nos pensées,
celle de notre guérison,
celle de s’offrir un moment pour soi,
de reconnaître ce que l’on ressent vraiment,
sans s’étourdir, sans se fuir.
Parce qu’au fond, Noël, c’est peut-être ça :
accueillir ce qui fait mal, sans étouffer ce qui fait du bien.
✨🤍