01/03/2026
faut cesser de croire que, sans suivre un traitement agressif et prolongé, une douleur ne peut pas guérir.
Pour les personnes qui ont déjà vécu des entorses importantes ou des blessures liées au travail ou à la route, il est essentiel de garder ceci en tête : dans la grande majorité des cas, vous n’avez pas besoin d’un thérapeute ou d’un médecin pour guérir. Les exceptions concernent les blessures graves, comme certaines fractures instables nécessitant une immobilisation ou une prise en charge médicale spécifique.
Lorsqu’on parle de blessures fréquentes, qu’elles soient mineures ou modérées, le corps possède déjà tout ce qu’il faut pour guérir. Consulter trois fois par semaine ne rend pas la guérison plus rapide par défaut. Le corps n’a pas besoin d’une aide externe constante pour se réparer.
Des plans de traitement très fréquents peuvent parfois être pertinents, mais ils devraient être réservés à des situations précises : personnes très anxieuses, incertaines, fortement sédentaires ou lorsqu’il existe un doute clinique quant au respect des exercices et des recommandations à la maison.
Dès qu’une personne est autonome, motivée à bouger, désireuse de reprendre un mode de vie actif, de marcher, de s’entraîner progressivement et de respecter les conseils donnés, il n’y a généralement rien à gagner à la voir trois fois par semaine. Au contraire, cela peut transmettre l’idée erronée que seule la clinique détient le pouvoir de guérison, en minimisant l’impact fondamental de l’autonomie et du mouvement au quotidien.
Le rôle des professionnels de la santé, qu’il s’agisse de chiropraticiens ou de physiothérapeutes, est avant tout de soulager la douleur, de faciliter le retour au mouvement et de donner les outils nécessaires pour reprendre ses activités et son travail.
Maintenir un contrôle excessif en clinique et laisser croire que, sans traitements prolongés et agressifs, il n’y aura ni amélioration ni guérison, est non seulement faux, mais aussi péjoratif. Cela nuit directement au consentement libre et éclairé des personnes vivant avec une douleur, en leur retirant ce qui compte le plus : la reconnaissance que la guérison leur appartient avant tout.