22/04/2026
Relever les décalages des autres. Impatience . Fuite d’énergie.
Dans un certain chemin de vie, on cherche à sauver les autres par une immense clairvoyance de ce qui se passe dans la structure mentale des autres, parce qu'on a une facilité à décoder justement le fonctionnement psycho-émotionnel des autres, et on est porté justement à vouloir ouvrir les yeux aux autres.
Mais qu'est-ce qui se passe en nous de cette façon-là ?
En fait, c'est une sorte d'identification à la perfection que l'on ressent, que l'on ressent véritablement à l'intérieur de nous, qui est de l'ordre effectivement du mental supérieur mais qui passe par le prisme, comment dire, de notre identification et non pas par le prisme du liant à l'intérieur de nous, c'est-à-dire le prisme de l'esprit, c'est-à-dire des dimensions supérieures qui viennent s'alchimiser, qui viennent se marier, se fusionner à travers notre propre identité.
Donc effectivement, les plans supérieurs, nous les connectons. Et nous sommes portés par une énergie sans pareil de vouloir ouvrir les yeux aux autres parce qu'ils ne voient pas. Et quelque part, c'est une fuite en avant, constante, constante, de relever les décalages des autres et de l'extérieur et qui mènent justement à une fuite en avant de nous, et à une non-construction de nous.
Une fuite de notre énergie de vie qui nous provoque cette impatience et cette intolérance. Cette envie de venir rectifier le défaut de l’autre.
Parce ce que cette construction de nous, nous décale a partir de cette identification à des plans supérieurs, que l'on ne vient pas déposer dans notre personnalité, notre individualité propre. Et c'est un appel, on va dire, de la lumière, mais que, en quelque sorte, on érige en principes supérieurs sans venir faire que cette lumière soit individualisée, posée dans notre matière et qu'elle soit une créativité non-revendicative.
Je ne sais pas si je suis explicite de ce côté-là. Donc, cette fuite en avant est une perpétuelle recherche justement du défaut chez l'autre.
Il y a une colère, quelque part, intérieure, inconsciente, de ne pas pouvoir alchimiser, sentir cela à travers nous. Et c'est cette impatience, cette colère-là, qui porte à relever les erreurs des autres et à se tenir dans un cramponnage à un principe très ferme, à un « juste » impératif, établi de manière forteresse, de manière donjon, de manière très dure.
Et le dépôt de cette lumière à l'intérieur de notre principe individuel, de notre structure individuelle, de notre matière, de ce que nous sommes, mais vraiment unique, c'est vraiment notre épreuve, c'est-à-dire notre passage.
Et de faire passer cette lumière à travers notre prisme fait que ce prisme du cœur, ce prisme de l'amour, reconnu, enfin, à l'intérieur de nous, fait que nous n'avons pas besoin de revendiquer, nous n'avons pas besoin de relever les erreurs des autres, bien que nous les voyons, ça, c'est pas le problème. Toutes nos facultés, les sensations, les sensibilités ne sont pas évanouies, elles sont là. Mais elles viennent passer à travers un prisme de compassion, un prisme de discernement différent. et qui vient propulser notre dynamique intérieure à travers un nourrissement différent, un nourrissement de notre entièreté nouvelle, notre entièreté, notre globalité.
Et le fait que nous venons poser cet Esprit, ces dimensions supérieures à l'intérieur de notre matière, provoquent, engendrent une alchimie lumineuse et active et dynamique et qui prend, on va dire, notre matière et qui n'a plus besoin d'être revendiquée.
Et ainsi, la création de nous-mêmes n'est plus en revendication, elle est en création. Elle est en création du nourrissement de nous-mêmes et donc des autres parce que nous sommes propulsés vers notre propre harmonie globale, vitale, physique, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle, relationnelle.
Et une harmonique se fractalise, s’entend, résonne, agit en création.
Isabelle