12/02/2026
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮’𝐮𝐧
Longtemps, je n’ai pas accepté mon incarnation.
Et je dois dire qu’il m’arrive encore parfois d’avoir du mal. Le corps physique — ce corps de chair et de matière — a un poids, une densité, une douleur.
Il est tangible, limité, imparfait.
Et cela, j’ai longtemps voulu le fuir.
C’était tellement plus simple pour moi de partir en méditation, de me connecter à quelque chose de plus grand, de plus léger, de plus doux, de plus lumineux.
Soyons clairs : je suis une pro de la dissociation.
Mais ce qui est merveilleux dans mon chemin, dans cette facilité que j’ai à quitter mon corps, c’est le parcours que j’ai décider de suivre pour réapprendre à l’aimer. À aimer la matière. À aimer cette vie.
Ce retour s’est fait en me reconnectant à mon utérus.
En me reconnectant à la Terre.
Et cette compréhension ne passe pas seulement par les mots. Au début, peut-être. Mais comme toute vérité profonde, elle demande à être vécue.
Sentir que la Terre-Mère possède sa propre énergie.
Que l’eau, le vent, le feu sont des esprits du vivant.
Qu’ils nous ramènent à la réalité de notre incarnation.
Quand on comprend — quand on ressent, quand on vit — que la nature et notre être ne forment qu’un, alors la vie change radicalement.
Tout devient beauté.
Tout devient paix.