17/10/2025
Fin 2023, 2 semaines d’arrêt pour préserver ma santé mentale.
J’ai décidé de couper les réseaux, WhatsApp, et de prendre ces deux semaines loin des écrans.
L’enjeu : ne pas anesthésier ce que je ressentais en scrollant ou en restant scotchée devant mon ordinateur.
Constat : rapidement je me suis aperçue à quel point la situation que je traversais avait grignoté ma confiance en moi.
Pas seulement professionnellement,
aussi au niveau de la femme que j’étais.
Mes valeurs, ce en quoi je croyais...
Comme si le socle que j’avais construit jusque là commençait à vaciller.
Alors j’ai ressenti une urgence de créer.
Créer pour occuper mes mains,
créer pour la satisfaction de penser une idée, faire un projet, tirer la satisfaction d’un résultat palpable,
créer pour me sentir existée.
Je me suis tournée vers la couture.
Une machine premier prix, des tissus que je trouvais jolis, et hop c’était parti.
Le bien que cette activité m’a fait est immense.
Je ne créais pas en vue d’une performance ou en quête de perfection.
Je créais pour le processus créatif lui-même, pour la satisfaction de tenir dans mes mains les objets initialement pensés.
Des objets parfaitement imparfaits. Comme moi.
La couture a été une vraie thérapie pendant cette période et revient en pointillé dans mes activités depuis.
Et quand je vois qu’une étude de l’université de Drexel remarque une baisse du cortisol, l’hormone du stress, après 45 minutes d’activités créatives, je me dis que tout comme l’activité physique, l’activité créative devrait régulièrement faire partie de nos incontournables moments pour Soi.
A nos moments créatifs quels qu’ils soient 💫
Etude disponible en anglais :
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07421656.2016.1166832