Louis Masurel - Thérapeute Gestalt, TCC, Systémique, EMDR

Louis Masurel - Thérapeute Gestalt, TCC, Systémique, EMDR Le thérapeute pour les gens qui sont bloqués dans leurs vies ! Chaque séance se déroule en individuel et en face-à-face, dans le dialogue.

La durée d’une séance est de 45 minutes. Lors de la première séance, nous explorons ensemble ce qui vous amène en thérapie, vos attentes et vos besoins. C’est l’occasion de répondre à vos questions, notamment sur ma manière de travailler pour appréhender le travail thérapeutique. Nous établissons également le cadre de la thérapie, élément essentiel de notre engagement mutuel, ainsi que les modalités pratiques.

Se réincarner chaque matinUne lecture pragmatique du bouddhisme pour ne plus subir ses propres habitudesIl y a quelques ...
17/04/2026

Se réincarner chaque matin

Une lecture pragmatique du bouddhisme pour ne plus subir ses propres habitudes

Il y a quelques semaines, en marchant avec ma chienne, une idée m'est tombée dessus sans prévenir. Je réfléchissais à la question bouddhiste des réincarnations, à cette promesse d'une vie prochaine, meilleure peut-être, allégée de ce que l'on n'a pas su démêler dans celle-ci. Et je me suis entendu penser, presque à voix haute : mais pourquoi attendre la prochaine vie ?

Chaque matin où je me lève, c'est une nouvelle vie qui commence. Chaque matin, j'ai le choix de réincarner ou non le Louis de la veille.

Cette idée m'a fait sourire, puis m'a fait réfléchir pendant des jours. Parce que spontanément, sans même m'en rendre compte, je réincarne le Louis d'hier. Le Louis qui court après la reconnaissance. Le Louis sauveur. Le Louis qui fait trop pour sortir de l'anonymat. Le Louis qui s'excite, qui accélère, qui se vide en une rafale et s'effondre le soir venu. Je le réincarne par défaut, par habitude, parce que mon cerveau, comme celui de tout être humain, aime ce qui est déjà tracé. Il préfère le chemin connu, même désagréable, à la piste inexplorée qui demande de l'énergie et de l'attention.

Le cerveau est un grand réincarnateur

La neuroscience comportementale le dit autrement, mais elle dit la même chose. Nos circuits neuronaux fonctionnent par renforcement : ce qui a été répété devient plus rapide, plus automatique, plus fluide. Les anciens chemins sont comme des autoroutes ; les nouveaux, des sentiers qu'il faut défricher à la machette. Quand je me lève le matin, mon cerveau propose en priorité ce qu'il connaît : les mêmes pensées, les mêmes réflexes émotionnels, les mêmes micro-décisions, les mêmes stratégies de survie apprises à six ans et jamais remises à jour. C'est ça, la réincarnation quotidienne dont personne ne parle. Ce n'est pas une théorie spirituelle, c'est un fait neurobiologique.

Et c'est là que la lecture pragmatique du bouddhisme devient vertigineuse. Quand les traditions contemplatives parlent de « briser la roue du samsara », elles ne parlent pas forcément d'un cycle cosmique. Elles parlent de cette boucle silencieuse, cette répétition intérieure, ce tricot que l'on porte depuis si longtemps qu'on a fini par le confondre avec sa peau. Toutes les grandes traditions, d'ailleurs, ont identifié le même mécanisme et proposé la même réponse. La prière quotidienne. La méditation assise. La présence à soi. Les cinq exercices. Les rituels matinaux. Autant de façons de dire : avant de repartir dans la journée, prenez un instant pour choisir qui vous allez être aujourd'hui. Parce que si vous ne choisissez pas, la réincarnation automatique se fera sans vous.

Ai-je envie de réincarner celui que j'étais hier ?

La question est simple. Elle est dérangeante aussi, parce qu'elle ne laisse pas de place à l'excuse. Si je me lève et que, sans m'en rendre compte, je me glisse dans la peau du Louis inquiet, du Louis qui doit prouver, du Louis qui s'agite pour ne pas sentir le vide, alors ce n'est pas un destin. C'est un choix que j'ai laissé faire par défaut. Et ce que je laisse faire par défaut, je peux aussi décider de l'interrompre.

J'ai proposé cette réflexion à une personne que j'accompagne depuis plusieurs mois. Elle vivait, elle aussi, dans cette oscillation épuisante entre les envolées d'enthousiasme et les effondrements silencieux. Elle me disait : « Je ne sais plus comment faire autrement, ça fait cinquante-cinq ans que je vis comme ça. » Et je lui ai répondu : « Pourtant vous le faites déjà. Vous êtes simplement en train de réincarner, chaque matin sans y penser, la petite fille qui a appris très tôt que pour exister il fallait faire, faire vite, faire beaucoup, et que le vide était dangereux. » Elle a pleuré un peu. Puis elle m'a demandé : « Alors comment on fait pour ne pas la réincarner ? »

La mécanique du changement : défaire une maille à la fois

On ne change pas une habitude en la combattant frontalement. On la change en introduisant, juste à côté, une autre habitude. On ne supprime pas le vieux chemin ; on ouvre un nouveau sentier, et peu à peu, à force d'y passer, on le préfère. Les bouddhistes appellent cela la pratique. Les psychologues comportementalistes appellent cela le conditionnement opérant. Peu importe le mot : c'est la même réalité. Une habitude est une pensée qui a pris corps par la répétition. Une nouvelle habitude naît par la répétition d'une autre pensée.

Concrètement, cela veut dire que demain matin, avant que votre cerveau ne propose son menu habituel, vous pouvez lui poser une question silencieuse. Une seule. Qui ai-je envie d'être aujourd'hui ? Pas qui je dois être, pas qui on attend que je sois, pas qui j'ai toujours été. Qui ai-je envie d'être, aujourd'hui, sur les prochaines vingt-quatre heures ? Et la réponse, si vous prenez le temps de l'écouter, ne sera pas idéologique. Elle sera corporelle. Ce sera une sensation dans la poitrine, une détente dans les épaules, ou au contraire une contraction qui vous dit : non, pas celui-là, pas aujourd'hui.

Une nouvelle vie toutes les vingt-quatre heures

Il y a dans les thérapies de couple une pratique qui m'a toujours touché. On invite les partenaires à se rappeler que chaque matin, ils se réveillent à côté d'une personne nouvelle. Parce que cette personne a eu une nuit, des rêves, peut-être une digestion difficile, peut-être une pensée qui a tout recomposé. Et si c'est vrai pour l'autre, c'est aussi vrai pour soi. Vous vous levez à côté d'une version de vous-même qui n'est pas tout à fait celle qui s'est couchée. La question, c'est ce que vous allez faire de cette petite marge de manœuvre.

La réincarnation quotidienne, dans cette perspective, n'est plus une contrainte. C'est une chance. Une fenêtre minuscule, presque invisible, qui s'ouvre chaque matin entre le moment où vous ouvrez les yeux et le moment où les automatismes reprennent la main. Cette fenêtre-là, c'est votre espace de liberté. Certains l'habitent par la méditation. D'autres par l'écriture. D'autres par un verre d'eau bu lentement en regardant la lumière. Peu importe la forme. Ce qui compte, c'est d'avoir compris qu'elle existe et qu'elle vous appartient.

Pour prolonger la réflexion

Quel « vous » se réincarne automatiquement le matin, sans que vous l'ayez choisi ?
Quelles habitudes, quelles pensées, quels automatismes relationnels avez-vous copiés sans jamais les remettre en question ?
Si vous aviez le droit de changer d'identité chaque matin, qui choisiriez-vous d'être aujourd'hui ?
Quel est le premier geste minuscule, dans votre première heure de journée, qui pourrait devenir votre espace de choix ?

Si cette réflexion résonne avec ce que vous traversez, et que vous sentez qu'il est temps d'interrompre des boucles que vous connaissez trop bien, je vous accompagne en cabinet à Lausanne ou en visioconférence.

Plus d'informations ?!

🧦 Vos pensées sont comme vos chaussettes(Avouez que vous en avez beaucoup trop)Soyons honnêtes.Vous avez un tiroir à cha...
12/04/2026

🧦 Vos pensées sont comme vos chaussettes
(Avouez que vous en avez beaucoup trop)

Soyons honnêtes.
Vous avez un tiroir à chaussettes qui ferme mal.
Peut-être deux. Peut-être un sac en plus dans le fond de l’armoire « au cas où ». Des chaussettes de Noël offertes en 2017 encore dans leur emballage. Une chaussette seule dont le jumeau a disparu en 2019 — et que vous gardez quand même, parce qu’on sait jamais.
Vos pensées, c’est exactement pareil.

🧦 Le grand inventaire que personne ne fait
Dans votre tiroir mental, en ce moment, il y a :
🧦 Des chaussettes de sport que vous n’avez plus mis depuis que vous avez arrêté la course à pied en mars 2020.
(« Je dois être parfait pour être aimé. » Elle date d’avant le CP mais elle est toujours là.)
🧦 Des chaussettes de Noël avec des rennes dessus, offertes par quelqu’un d’autre.
(Des croyances héritées de la famille, de l’école, du quartier. Rigolotes à contempler. Pas forcément à porter tous les jours.)
🧦 Une chaussette seule dont vous avez perdu le sens depuis longtemps.
(« Il faut souffrir pour réussir. » D’où ça vient ? Mystère. Mais elle est là, fidèle au poste.)
🧦 Des chaussettes synthétiques achetées en lot au supermarché un dimanche de flemme.
(Les pensées automatiques. Pas choisies. Pas mauvaises. Juste… génériques.)
🧦 Et quelque part, tout au fond, une magnifique paire en laine mérinos que vous avez oublié d’avoir.
(Vos vraies convictions. Celles que vous avez construites vous-même. Celles qui vous vont vraiment.)

🧦 Le problème, c’est l’odeur
Une chaussette portée sans lavage depuis trente ans, ça finit par sentir.
Et une pensée non questionnée depuis trente ans… aussi.
Le truc avec les chaussettes — et avec les pensées — c’est qu’on ne les voit pas vraiment. Elles sont sous les chaussures. Sous la surface. On les porte toute la journée sans y penser, justement. Et pourtant, elles conditionnent entièrement la façon dont vous marchez, dont vous avancez, dont vous entrez dans une pièce.
Et quand elles commencent à faire des dégâts ?
On ne pense pas aux chaussettes. On accuse les chaussures.

🧦 La bonne nouvelle
Les chaussettes, ça se gère.
Ça se lave — une pensée qu’on questionne, qu’on retourne, qu’on passe en machine, ça ressort souvent beaucoup plus douce.
Ça se répare — « Je suis trop sensible » raccommodé avec un peu de bienveillance peut devenir « J’ai une grande capacité à ressentir. » Même fil. Autre forme.
Ça se jette — oui, oui. Une pensée trouée de partout qui ne tient plus ? On peut la remercier pour ses bons et loyaux services, et lui dire au revoir avec affection.
Et ça se renouvelle — avec des pensées choisies, à votre taille, dans la matière qui vous ressemble.

🧦 Vous n’êtes pas vos chaussettes
C’est la phrase clé.
Vous n’êtes pas obligé de vous identifier à chaque pensée qui surgit. Une pensée qui traverse votre esprit, ce n’est pas une vérité gravée dans le marbre. C’est juste une chaussette qui refait surface.
Vous pouvez l’observer avec curiosité.
Vous pouvez même en rire.
Et puis décider — librement — si elle mérite encore de la place dans votre tiroir.

La question du jour 👇
Quelle est la chaussette la plus bizarre que vous avez trouvée dans votre tiroir à pensées ce matin ?
(Et si vous voulez qu’on fasse le tri ensemble — c’est exactement ce que je propose en séance.)

Louis Masurel — Psychothérapeute & Coach intégratif | Lausanne & Visio
Gestalt · EMDR · TCC · Neurosciences du changement

Parfois, on ne sait pas vraiment ce que deviennent les graines que l’on sème.On accompagne.On partage.On transmet avec s...
31/03/2026

Parfois, on ne sait pas vraiment ce que deviennent les graines que l’on sème.

On accompagne.
On partage.
On transmet avec sincérité.
Et puis la vie continue… sans toujours savoir ce que cela a ouvert chez l’autre.

Et puis, un jour, un message arrive.

Une personne qui avait participé à un atelier en ligne que j’animais en avril 2022 m’a écrit pour me dire que cet espace avait été, pour elle, le début d’une sortie d’une période sombre.
Qu’à travers ce moment, elle avait commencé à se reconnecter au bon, à la lumière, à une autre façon de voir la vie, les émotions, et qui elle était profondément.
Et que cela avait lancé toute une série de beaux événements dans son parcours.

Je dois vous dire la vérité : ce genre de message me touche profondément.

Parce que dans ce métier, il y a aussi des moments de doute.
Des moments où l’on se demande si ce que l’on propose aide vraiment.
Si cela trouve sa place.
Si cela fait du bien.
Si cela laisse une trace.

Et puis ce type de retour vient rappeler quelque chose d’essentiel :
un mot, une présence, un atelier, un espace juste… peuvent continuer à travailler longtemps après.
Parfois en silence.
Parfois en profondeur.
Parfois jusqu’à devenir un véritable point de bascule.

Ce témoignage me rappelle aussi quelque chose de très important :
ce n’est pas seulement ce qui est transmis qui compte.
C’est aussi le moment où la personne est prête à recevoir.
À prendre.
À laisser entrer autre chose.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de partager cela avec vous.

Parce que si vous traversez une période floue, lourde ou sombre, peut-être qu’un petit pas, une rencontre, une parole, un atelier, un espace d’écoute, peut être le début de quelque chose de plus grand que ce que vous imaginez aujourd’hui.

Parfois, il ne faut pas tout voir pour commencer.
Il suffit juste de sentir qu’une autre possibilité existe.

Merci à cette personne pour son accord de partage et pour la confiance déposée dans ses mots. 🌿

"Arrêtez de vous juger. Vous protégez juste une petite fille qu'on a appris à être sacrificielle."Il y a un moment où vo...
30/03/2026

"Arrêtez de vous juger. Vous protégez juste une petite fille qu'on a appris à être sacrificielle."

Il y a un moment où vous réalisez que vous vous jugez chaque geste, chaque sourire, chaque absence.

Ai-je été assez présente ? Aurais-je dû donner plus ? Pourquoi ne suis-je jamais à la hauteur ?

C'est épuisant.

Et vous savez pourquoi vous faites cela ?

Parce qu'enfant, on vous a appris une leçon invisible mais profonde : votre valeur, c'est votre capacité à servir les autres. À être douce. À anticiper. À vous effacer. À « bien tenir la maison émotionnelle » de votre famille.

On vous a dit — par mille petits gestes, mille regards — que votre mérite venait de ce que vous donniez, pas de ce que vous étiez.

Alors vous avez développé un système ultra-sensible : surveiller, juger, corriger chacun de vos actes pour être certaine que vous « faisiez assez ».

C'était votre armure. Votre stratégie de survie. Et elle a marché — vous avez obtenu de l'amour, du respect.

Mais un amour conditionnel.

Aujourd'hui, ce mécanisme s'est transformé en prison.

Vous êtes incapable de vous remplir. Vous allez vers vos enfants, votre partenaire, vos amies vidée d'avance, en quête désespérée d'une approbation qui valide enfin votre existence.

Vous attendez que quelqu'un d'autre comble ce vide immense que vous avez créé en vous.

Voici quelque chose que les neurosciences confirment : Chez les femmes, le système limbique — celui des émotions — est plus connecté au cortex préfrontal — celui du jugement. Nous auto-régulons nos émotions beaucoup plus que les hommes.

Mais quand cette auto-régulation devient de l'auto-répression, nous créons une hypervigilance interne qui nous paralyse.

Et si vous vous offriez un moment ? Juste vous.

Trouvez un endroit. N'importe lequel. Une chaise. Un lit. Un coin de la cuisine. Juste vous, quelques minutes.

Ralentir. Fermez les yeux si vous pouvez. Respirez profondément trois fois. Sentez votre souffle. C'est un acte de présence — vous êtes ici, maintenant, pas demain, pas pour quelqu'un d'autre.

Rester. Ne bougez pas. Restez avec vous dans ce silence. Pas besoin de faire quelque chose. Pas besoin de résoudre quoi que ce soit. Restez juste.

C'est déjà énorme. Parce que vous avez passé des années à partir — à aller vers l'autre, vers leur besoin, leur demande.

Maintenant, vous revenez.

Goûter l'instant. Sentez votre corps dans cette chaise. Sentez la température de l'air sur votre peau. Écoutez les sons autour de vous — pas pour les juger, juste pour les goûter.

Vous êtes vivante, ici, maintenant. C'est tout.

Créer de l'espace. Dans ce silence, il y a quelque chose qui naît — une légèreté peut-être, une paix, un vide doux au lieu du vide anxieux.

Laissez cet espace grandir.

Choisir consciemment. Maintenant, posez-vous cette question, doucement :

« Qu'est-ce que MOI, je veux vraiment ? Ce qui me remplit ? Ce qui me rend vivante ? »

Pas la réponse pour vos enfants. Pas ce qui « devrait ». Simplement : qu'est-ce que je désire ?

Et respirez.

Cinq minutes. C'est tout ce que cette petite fille en vous demande.

Cinq minutes où vous n'êtes ni mère, ni épouse, ni fille, ni soignante.

Juste vous. Complètement vous.

Quand vous commencez à vous remplir vraiment — dans ces moments minuscules de ralentissement, de présence, de goût, de création, de choix conscient — vous n'avez plus besoin de chercher l'approbation chez les autres.

Vous donnez par choix, pas par culpabilité.

Et paradoxalement, c'est un amour beaucoup plus sain, plus libre, plus fort que vous offrez à ceux que vous aimez.

Vous êtes déjà suffisante. Complètement. Sans rien ajouter.

Si ces mots vous touchent — si vous vous reconnaissez dans cette petite fille qui a appris que l'amour se gagnait en disparaissant — sachez que ce n'est pas une fatalité.

On peut transformer ce jugement intérieur en bienveillance. Cette culpabilité en clarté. Ce vide en plénitude.

Je suis ici pour cela.
👉 Réservez une séance ou écrivez-moi pour commencer ce voyage vers vous-même.

Partagez ce message avec une femme qui en a besoin — celle qui court partout, qui s'oublie, qui se juge. Peut-être que c'est elle. Peut-être que c'est vous. 💫

À bientôt en consultation ou en visio.

Louis
Thérapeute • Coach intégratif • Psycho-pédagogue
Lausanne, Suisse | Consultation en ligne

« La nouvelle expérience émotionnelle doit avoir lieu dans une fenêtre de temps de 10 minutes à 6 heures pour que l’anci...
27/03/2026

« La nouvelle expérience émotionnelle doit avoir lieu dans une fenêtre de temps de 10 minutes à 6 heures pour que l’ancienne trace mnésique soit reconsolidée sous une nouvelle forme… »

26/03/2026
Du passage de victime à Bouddha Prise de conscience et libérationTu sais ce sentiment ?Celui où tu donnes tout. Tu te di...
23/03/2026

Du passage de victime à Bouddha
Prise de conscience et libération

Tu sais ce sentiment ?

Celui où tu donnes tout. Tu te dis que tu fais de ton mieux. Les gens autour de toi, tu veux tellement bien faire pour eux. Et pourtant, au fond, tu sens qu'il y a quelque chose qui ne coule pas de source. Une tension. Un poids invisible.

Récemment, une personne que j'accompagne en thérapie s'est assise avec une prise de conscience qui l'a vraiment secoué.

Elle m'a dit : "Je réalise que je suis en prison."

Pas une prison physique, bien sûr. Mais une prison interne. Une où il faut que tout soit compris, contrôlé, amélioré. Une où chaque moment avec ceux qu'on aime se transforme en opportunité de corriger, de perfectionner. Une où son propre besoin de réussite s'impose sur celui de simplement... être là.

Et voici le détail qui m'a touché : cette personne ne savait même pas d'où venait cette prison.

Jusqu'au moment où elle a compris.

Elle venait de son enfance.

Dans sa famille, on disait « plus » et « mieux ». Pas méchamment. Juste... ses parents croyaient sincèrement que c'était ça, l'amour — exiger le meilleur de soi. Alors l'enfant a appris quelque chose sans le savoir : « Si je suis parfait, si je comprends tout, si je ne rate rien, je serai aimé. »

Ce mécanisme l'a bien servi pendant des années. Il lui a permis de réussir. De créer de la sécurité. De se battre.

Mais aujourd'hui ? Aujourd'hui ce mécanisme la maintient prisonnière.

Et voici ce qui m'a le plus touché : c'est l'exact moment où tout a changé pour elle.

Il y a quelques jours, elle s'est trouvée dans un moment simple avec quelqu'un qui compte pour elle. Quelqu'un qui avait essayé quelque chose, qui avait raté, qui avait essayé à nouveau. Et cette personne — celle qui en elle voulait dire « mais tu aurais pu faire mieux » — s'est arrêtée.

Elle a juste... observé.

Elle n'a rien dit. Elle n'a rien corrigé. Elle a juste été présente.

Et tu sais quoi ? La personne face à elle, sans la pression silencieuse du jugement, s'est épanouie. Elle a continué. Elle a pris ses propres décisions. Elle s'est respectée.

Et celle qui regardait — pour la première fois depuis longtemps — a vraiment senti que c'était OK. Que c'était même bien. Mieux que bien. C'était vrai.

C'est ça, le moment où tu passes de victime à créateur.

Parce que regarde — cette personne n'a pas changé ceux autour d'elle. Elle a changé elle-même. Elle n'a pas changé ce qui se passe dehors. Elle a changé ce qui se passe dedans. Et une fois qu'elle a fait ça ? Tout le reste s'est mis à couler de source.

Les relations qui semblaient figées ? Elles se sont assouplies.

Les tensions silencieuses ? Elles ont diminué.

La sensation d'épuisement constant ? Elle s'est apaisée.

Et voici la partie que je veux que tu entendes vraiment :

Ce mécanisme n'est pas mauvais. Il t'a protégé.

Il t'a dit : « Sois fort. Sois parfait. Sois aimable. Fais plus. » Et quand tu étais petit, ça t'a sauvé. Ça t'a permis de recevoir de l'amour sous la seule forme que tu connaissais. Ça t'a montré comment survivre.

Mais maintenant ? Maintenant tu es adulte. Et tu peux choisir autre chose.

Tu peux accueillir ce mécanisme. Le remercier. Et dire : « Merci de m'avoir protégé. Merci d'avoir fait du mieux que tu pouvais avec ce que tu savais. Mais je n'ai plus peur maintenant. Je peux choisir de me sentir vivant, d'être imparfait, d'échouer. Et je vais être aimé quand même. »

C'est là que la vraie transformation commence.

C'est pas dramatique. C'est pas compliqué. C'est juste... une conscience qui grandit. Un choix qui s'élargit. Une liberté qui se déverrouille.

Et la question devient très simple :

Où es-tu victime de tes propres mécanismes ?

Quelle exigence, quel besoin de prouver, quel perfectionnisme te tient prisonnier ?

Qu'arriverait-il si tu lâchais prise ? Si tu osais être imparfait ? Si tu disais : « Je fais de mon mieux, et c'est déjà bien. »

Parce que tu mérites ça. Toi. Pas la version améliorée de toi. Toi, comme tu es. Avec tes doutes, tes peurs, tes limites. Et aussi avec ta bonté, ta générosité, ta capacité à aimer.

Si tu reconnais ces dynamiques en toi — l'exigence envers toi-même, le besoin invisible d'être vu ou reconnu, l'incapacité à célébrer tes victoires, la sensation de ne jamais en faire assez — je veux que tu saches quelque chose.

Tu n'es pas seul.

Et il existe un chemin.

Non pour te corriger. Mais pour te libérer.

Cette transformation de victime à créateur de ta propre vie, ce n'est pas juste un concept. Ça peut arriver pour toi aussi.

Ça commence souvent par une conversation. Une ouverture. Une permission que tu te donnes de regarder vraiment ce qui se passe en toi.

Si tu es prêt pour ça, je suis là.

Ensemble, nous pouvons accueillir ces mécanismes avec bienveillance, les remercier de t'avoir protégé, et choisir une autre voie.

La thérapie, ce n'est pas une faiblesse.

C'est un acte de courage.

Et tu mérites d'être libre.

Louis Masurel
Lausanne & visio

Il y a des moments dans la vie où changer semble impossible.Pas parce que vous ne voulez pas.Mais parce que ça fait peur...
22/03/2026

Il y a des moments dans la vie où changer semble impossible.

Pas parce que vous ne voulez pas.
Mais parce que ça fait peur.
Parce que ça secoue.
Parce que ça demande de lâcher quelque chose… sans toujours savoir ce que vous allez trouver après.

Alors parfois, on résiste.
On repousse.
On doute.
Ou même… on regrette d’avoir commencé à changer.

Et tout ça est profondément humain.

Dans ces moments-là, je vous propose quelque chose de simple.
Quelque chose que vous pouvez utiliser partout, à tout moment :

👉 La prière de la sérénité.

“Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer,
le courage de changer celles que je peux,
et la sagesse d’en connaître la différence.”

Ce n’est pas juste une belle phrase.
C’est un repère intérieur.

Un outil pour revenir à vous.
Pour respirer.
Pour remettre de la clarté là où tout se mélange.

💡 Concrètement, vous pouvez vous poser 3 questions :
• Est-ce que je peux changer cette situation ?
• Si oui → quelle est la plus petite action possible aujourd’hui ?
• Si non → comment je peux m’apporter un peu plus de douceur maintenant ?

Et si ça vous aide…
📱 mettez cette prière en fond d’écran.

Pas pour “être parfait”.
Mais pour vous rappeler, plusieurs fois par jour, que vous avez le droit :
de ne pas tout contrôler,
de faire un pas à la fois,
et de vous accompagner avec bienveillance.

Changer n’est pas un sprint.
C’est un chemin.

Et vous n’avez pas à le faire contre vous.
Vous pouvez le faire avec vous.

22/03/2026

Vous connaissez l'histoire du verre moitié plein, moitié vide?On vous la raconte depuis l'enfance. « Sois optimiste ou p...
18/03/2026

Vous connaissez l'histoire du verre moitié plein, moitié vide?

On vous la raconte depuis l'enfance. « Sois optimiste ou pessimiste. » Mais on omet la fin de l'histoire.

La vraie fin, c'est celle-ci :

Ce n'est pas le remplissage du verre qui compte.

C'est le verre lui-même. Sa présence. Son existence.

Un verre de Noël, rangé au placard 11 mois par an, a-t-il moins de valeur qu'un verre qu'on utilise chaque jour? inutilisé, est-il moins beau? Moins digne? Moins aimable?

Non. On le garde. On le chérit. On l'aime.

Il existe. Et c'est suffisant.

Ma cliente, pendant des années, s'est demandé si elle était assez remplie. Assez productive. Assez efficace. Elle observait constamment son contenu, jamais sa beauté intérieure.

Et puis un jour, quelque chose a basculé.

Elle a compris qu'elle n'avait pas besoin de se remplir. Elle avait besoin d'être vue.

Pour ce qu'elle est.

Pas pour ce qu'elle fait.

Donc je vous le dis : vous êtes un verre magnifique. Même au repos. Même entre deux.

Votre valeur n'est pas dans votre utilité. Elle est dans votre présence.

Quand je mange, ce n’est pas (seulement) du chocolat : c’est une vieille façon de chercher de l’amourIl y a des jours où...
17/03/2026

Quand je mange, ce n’est pas (seulement) du chocolat : c’est une vieille façon de chercher de l’amour

Il y a des jours où je me suis cru “faible”.

Des jours où je me suis regardé dans le miroir en pensant :
“Pourquoi je n’y arrive pas ? Pourquoi je recommence ?”

Et puis un jour, en coaching, quelque chose s’est retourné en moi.

Pas un déclic magique.
Plutôt une évidence… douce et brutale à la fois.

J’ai réalisé que ma relation à la nourriture — et ces “12 kilos de trop” selon les normes médicales — n’était pas seulement une histoire de volonté, de calories, ou de discipline.

C’était une histoire de lien.

L’histoire que je ne voyais pas

Dans mon éducation, l’amour passait souvent par la critique.

Le lien passait par le jugement.
L’intérêt passait par le “challenge”, parfois piquant, parfois humiliant, souvent désagréable.

Et mon poids, mon corps, mon apparence… étaient un sujet.

Un sujet qui faisait mal.
Mais un sujet qui faisait présence.

Alors sans m’en rendre compte, j’ai gardé cette équation dans mon système :
“Si on me critique, c’est qu’on s’intéresse à moi.”
“Si on me challenge, c’est qu’on est en lien.”
“Si ça pique, c’est que c’est vivant.”

Et là, ma boucle s’est révélée, dans toute sa logique émotionnelle :

Je me sens mal → je mange → je grossis → je me juge → j’ai honte → on critique → je me sens mal → je mange…

Une autodestruction, oui.
Mais une autodestruction qui contenait une récompense cachée : un lien familier.

Et le plus troublant : je rejouais ça dans mon couple

Quand mon épouse me propose du soutien, des conseils, une présence pour m’aider à retrouver un rapport plus équilibré à l’alimentation… je sens quelque chose en moi qui se ferme.

Je n’appelle pas ça “elle m’attaque”, non.
Mais je ressens souvent ça comme… désagréable.

Et je reste dans l’indécision.

Pourquoi ?

Parce qu’au fond, une peur archaïque murmure :
“Si je perds ces 12 kilos, je perds le lien.”
“Si je vais bien, on ne fera plus attention à moi.”
“Si je ne suis plus un problème, est-ce que je suis encore aimable ?”

Vous voyez le piège ?

Je donne à l’autre la responsabilité de prouver son amour.
Et à l’intérieur, je ne m’aime pas vraiment.

Je deviens à la fois :
la victime de moi-même (“je n’y arrive pas”)
la victime de l’autre (“on ne me comprend pas / on me critique”)
et une forme de victime toute-puissante, jamais satisfaite (“j’en veux toujours plus, pour être sûr”).

Et ça, c’est violent à reconnaître.

Parce que ça veut dire :
je fais mal… pour sentir du lien.
Et ensuite je reproche au monde de ne pas m’aimer mieux.

Le mécanisme psychologique derrière : quand le cerveau confond amour et tension

Ce que j’ai compris ce jour-là, c’est ceci :

Quand vous avez appris enfant que l’amour venait avec :
des critiques,
des remarques,
des jugements,
des “tu devrais”,
des comparaisons,

… votre système nerveux enregistre une association :
tension = connexion
désagréable = relation
critique = preuve d’intérêt

Ce n’est pas une croyance “dans la tête”.
C’est une mémoire relationnelle.

Et plus t**d, vous pouvez reproduire ce schéma dans plein de domaines :
Le corps / la nourriture : “je me punis, donc je me sens exister”
Le travail : “je ne vaux quelque chose que si je suis sous pression”
Les relations : “si l’autre n’est pas exigeant ou piquant, c’est qu’il s’en fiche”
L’intelligence / la réussite : “si on me juge, je dois prouver”
Les fuites modernes : chocolat, réseaux sociaux, séries, sport en excès… tout ce qui coupe du ressenti immédiat.

En clair : on peut devenir accro non pas au chocolat, mais à l’anesthésie.
Ou accro non pas au conflit, mais à la sensation d’être relié.

Ma prise de conscience : “Elle ne va pas me quitter pour ça.”

À un moment, j’ai vu l’absurde.

Je suis marié.
Ça fait quatre ans qu’on est ensemble.

Et j’ai déjà traversé d’autres situations, d’autres erreurs, d’autres conflits.
Et elle est restée.

Donc non : ce n’est pas parce que je perds 12 kilos que je vais perdre l’amour.

La vraie bascule, c’était celle-là :
Reprendre la responsabilité de l’amour sur moi.
Reprendre la responsabilité du respect sur moi.
Reprendre la responsabilité de mon corps sur moi.

Pas en mode contrôle.
En mode présence.

Le moment où mon corps a recommencé à parler

Et là, un cours de yoga (sur les fascias) m’a fait vivre quelque chose de simple, mais profond :
j’ai “rencontré” mon corps autrement.

Pas comme un objet à corriger.
Mais comme un territoire plein de sensations, plein d’émotions, plein d’expérience.

J’ai réalisé que j’avais tout géré soit par la pensée, soit par la nourriture.

Et que je pouvais apprendre autre chose :
écouter,
accueillir,
communiquer,
respecter,
aimer.

Je ne dis pas que ça va être facile.
Je ne dis pas que les envies de sucre ne reviendront pas.

Mais maintenant, quand elles reviennent, je commence à les voir autrement :

Pas comme une preuve que je suis nul.
Mais comme un test, un message, un vieux réflexe.

Et quand il y a addiction ou dérégulation, on le sait : il y a des retours en arrière. Parfois beaucoup.
Ce qui compte, ce n’est pas la perfection.

C’est la direction.
Progresser jour après jour.
Repas après repas.
Envie après envie.
Message après message.

Sans insultes intérieures.
Sans tribunal.

Et vous ? Où est-ce que vous confondez “amour” et “critique” ?

Je vous propose quelques questions, simples, mais révélatrices.
Quand quelqu’un vous parle avec douceur, est-ce que vous le trouvez “fade”, “pas sérieux”, “pas impliqué” ?
Quand quelqu’un vous critique, est-ce que vous ressentez paradoxalement un petit “lien” ?
Quel est votre automatisme quand vous vous sentez mal : manger, scroller, travailler, contrôler, fuir ?
Quelle phrase de votre enfance vous revient encore aujourd’hui, même si vous ne la prononcez plus ?
Si vous alliez vraiment mieux… qu’est-ce que vous craignez de perdre ?
(du lien ? une place ? une identité ? une excuse ? une protection ?)

Ces questions ne sont pas là pour vous culpabiliser.

Elles sont là pour vous aider à voir le mécanisme, parce que tant qu’il est invisible, il pilote votre vie.

Le point clé : ce n’est pas “vous” le problème. C’est un vieux programme.

Ce que vous appelez “manque de volonté”, c’est souvent :
un ancien schéma d’attachement,
une peur de perdre le lien,
une habitude émotionnelle,
une stratégie de survie devenue automatique.

Et la bonne nouvelle, c’est que ça se travaille.

Pas en vous forçant.
En vous retrouvant.

Si vous sentez que vous tournez en rond : venez en parler

Parfois, seul, on comprend.
Mais on reste bloqué.

Parce que ce n’est pas une question d’intelligence.
C’est une question de sécurité intérieure.

En cabinet, mon travail, c’est de vous aider à :
repérer votre boucle automatique (celle qui vous use),
retrouver l’émotion d’origine (celle qui demande de l’amour, pas du sucre),
reconstruire une relation à vous qui soit claire, stable, respectueuse,
et créer des actions concrètes, réalistes, progressives.

Mon livre sur ces mécanismes : celles qui nous éloignent de nous-mêmes (chocolat, écrans, suractivité, contrôle…).

“La Boucle d’Auto-Sabotage” — disponible sur Amazon
https://www.amazon.fr/dp/B0GR8P8WFG

Mais si en lisant ceci, vous sentez que ça vous parle “trop”…
c’est peut-être le bon moment de ne plus porter ça seul.

Vous pouvez me contacter, et on regardera ensemble, simplement, là où ça coince — sans jugement.

Humainement,

Louis

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Lausanne

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