13/01/2026
3 jours que ce texte dormait dans un dossier. La réflexion peut être menée ensemble...
Humour noir.
Une forme d´humour très complexe. Il faut pour y arriver beaucoup de subtilités mais aussi un public ouvert, cultivé ou averti. Il faut tenir compte aussi de l´environnement social, politique, moral, culturel, spirituel, avant de faire des gags qui susciteront plus de colère que de rigolade.
L´humour noir, c´est rire de la tristesse des gens, d´un peuple par exemple, tourner les choses en dérision là ou attend soutien, réconfort, là où on n´a plus de force.
C´est imiter un trisomique, un sourd-muet, un paraplégique pour faire marrer...
C´est piétiner un drapeau, brûler un billet (dollars, Euro, CFA) en public ou via vidéo sur fond de comédie, C´est dire par exemple qu´un sourd sent une gifle mais ne l´entend pas.
L´humour noir se moque, il peut être cruel, absurde, traiter en plaisantant de sujets graves comme le racisme, la mort, la guerre, le féminicide...
On ne le comprend pas toujours, il ne fait pas rire certains et il engendre forcément des polémiques, parfois des restrictions ou des sanctions.
C´est un exercice qui demande intelligence, finesse, savoir-vivre, savoir-faire, culture, sens de l´observation, savoir-être, sagesse et discernement.
La question est donc posée: peut-on rire de tout? Quelle est la limite, s´il y en a une, à ne pas franchir? Il y a t-il des moments plus favorables que d´autres pour le faire? Nos humoristes sont-ils outillés pour se lancer dans cette forme d´humour risqué qui ne fait pas toujours rigoler?
À vos claviers.