Fondation Kam-Siham

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[Lettre à la jeunesse]À la veille de la célébration de la 60e édition de la fête nationale de la jeunesse, un de nos anc...
10/02/2026

[Lettre à la jeunesse]

À la veille de la célébration de la 60e édition de la fête nationale de la jeunesse, un de nos anciens patients dépendants aux dro*gues a décidé de partager un message avec la jeunesse... Lisons et partageons 👇🏽👇🏽👇🏽
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Chers jeunes,

Je m’appelle Thierry. On m’appelait autrefois « la menace ». J’ai 24 ans. J’ai grandi avec ma mère et mes deux grandes sœurs. Nous n’avions pas le même père, mais nous formions une bonne famille. Je n’ai pas connu mon père. Ma mère faisait tout pour moi. Elle cédait souvent à mes demandes. J’ai grandi aimé, protégé, parfois trop servi. J’ai confondu affection et limites. J’ai commencé la drogue. Can*na*bis, cigar*ette, thaï, cailloux. Par curiosité, par pression, par fuite. Peu à peu, j’ai perdu le contrôle...

Pendant la consommation, je portais une façade dure. Je faisais croire que je m’en foutais. Je jouais celui qui contrôle, le caïd. À l’intérieur, la lutte restait silencieuse. Peur de manquer. Peur d’échouer. Colère rentrée. Honte cachée. La dro*gue m’aveuglait. Elle brouillait le jugement. Elle faisait croire que tout allait bien alors que tout s’effondrait.

Mon comportement est devenu destructeur. Je mentais chaque jour pour consommer. Je vol*ais de l’argent à la maison. J’ai été viol*ent dans mes paroles et dans mes actes. J’ai crié sur ma mère. Je l’ai mena*cée. Je l’ai fait pleurer. La maison est devenue un lieu de ten*sion permanente. La confiance a disparu. Le désordre s’est installé.

Autour de moi, l’incompréhension et le jugement ont grandi. On me pointait du doigt. On me collait des étiquettes. Délinq*uant. Perdu. Ce rejet a renforcé mon maintien dans la drog*ue. J’en prends la responsabilité. Ce n’est pas une excuse. Cette stigmat*isation m’a poussé à consommer pour fuir le regard des autres.

La dro*gue ne donne rien et ne construit rien. Elle prend le sommeil, la mémoire et la dignité. Mon corps s’est affaibli. Mon esprit s’est fermé. Je pensais contrôler ma consommation alors que la drog*ue décidait à ma place et dirigeait toute ma vie. J’étais aveuglé. Je ne voyais plus les dégâts autour de moi.

Le basculement est venu avec l’internement en sevrage sous contrainte. J’ai été enchaîné et mis en isolement pour éviter la fuite et les gestes incontrôlés. La douleur, la colère et la honte étaient présentes chaque jour. C’est durant ce sevrage que j’ai réalisé l’ampleur des dégâts, sur ma famille, sur ma mère, sur moi-même. Cette contrainte m’a stoppé net et m’a sauvé la vie.

À la Fondation Kam-Siham, le sevrage est allé au-delà de l’arrêt de la dro*gue. On m’a appris à voir le problème au-delà de la substance. J’ai découvert ma vulnérabilité. J’ai appris à me connaître. J’ai compris mes failles et mes déclencheurs. On m’a appris à croire à un nouveau départ, à bâtir un plan de vie et à définir un projet de vie clair.

La foi a soutenu mon relèvement. J’ai appris à prier avec sincérité. J’ai accepté l’autorité et les règles. J’ai dit la vérité sur mes actes. J’ai demandé pardon. J’ai commencé à réparer quand c’était possible.

Ma mère est décédée plus t**d d’un AVC. Sa mort m’a frappé de plein fouet. La culpabilité m’a traversé. J’ai compris que la dro*gue avait volé du temps précieux et blessé celle qui m’aimait le plus. Cette perte a renforcé mon engagement à rester sobre et responsable.

Aujourd’hui, je poursuis mon rétablissement avec discipline et vigilance. Je change mes fréquentations. J’évite les lieux à risque. Je respecte un cadre quotidien. Je poursuis ma prise en charge à la Fondation Kam-Siham Je me forme en menuiserie aluminium. J’apprends un métier. Je construis mon autonomie. Je vise un emploi stable et une paix familiale durable.

Si tu consommes, agis sans attendre. Parle à un adulte de confiance. Limite l’accès à l’argent. Éloigne-toi des amis consommateurs. Accepte un encadrement ferme. Adresse-toi à la Fondation Kam-Siham pour un accompagnement structuré.

Si tu ne consommes pas, vaut mieux ne jamais goûté... Tout commence par un simple plaisir et s'achève dans une prison : la dépendance. Personne ne choisit d'être dépendant !

Ta jeunesse a une valeur réelle. Une vie sans drogue est possible. J’en suis la preuve. Fais le choix maintenant.

Thierry
Ancien dépendant en rétablissement
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Fondation Kam-Siham, 𝘓𝘢 𝘤𝘩𝘢𝘪𝘯𝘦 𝘥𝘦 𝘭'𝘦𝘴𝘱𝘰𝘪𝘳

En cas de besoin d'une prise en charge par des professionnels, nous contacter :
📍 Localisation : Cameroun, Douala, Terminus Cité-sic
📞 Téléphone : (+237) 675 131 652 / 699 418 003
💬 WhatsApp uniquement : 6 53 16 15 35
✉️ Email : contact@kam-siham.org
🌐 Site internet : www.kam-siham.org

09/02/2026

🎉 60ᵉ ÉDITION DE LA FÊTE NATIONALE DE LA JEUNESSE

🎓 CONFÉRENCE EN LIGNE – FONDATION KAM-SIHAM

À l’occasion de la 60ᵉ édition de la Fête Nationale de la Jeunesse, la Fondation Kam-Siham vous invite à une conférence en ligne de grande importance autour d’un enjeu majeur de notre société :
🧠 Jeunes et abus de drogues en milieu scolaire : quand et comment aborder le problème des drogues en famille ?

📅 Jeudi 12 février 2026
⏰ À partir de 20h00
📍 En ligne (Google Meet)

🔎 Pourquoi participer ?

La consommation de drogues chez les jeunes, notamment en milieu scolaire, est une réalité de plus en plus préoccupante. Entre silence, tabous familiaux et désinformation, parents et éducateurs se sentent souvent démunis.
Cette conférence se veut un espace d’échange, de sensibilisation et de solutions concrètes, destiné aux jeunes, parents, enseignants et encadreurs.

🎙️ Intervenants de haut niveau :
- Mme Calixte Louis ANDRÉ
(Psychologue clinicienne et addictologue – France)
- Dr Théodore KOMMEGNE
(Psychotraumatologue et addictologue – Cameroun)
- Dr Christian Totoum
(Modérateur)

🎯 Objectifs de la conférence :*

✔ Comprendre les mécanismes de l’addiction chez les jeunes
✔ Identifier les signes précoces de consommation
✔ Apprendre à aborder le sujet des drogues en famille sans tabou
✔ Outiller les parents et éducateurs pour une prévention efficace
✔ Promouvoir un environnement scolaire et familial sain

📞 Informations & Participation

📱 Contacts :
675 13 16 52 | 699 41 80 03 | 653 16 15 35

🔗 Lien de connexion Google Meet : https://meet.google.com/prm-mzbt-xor

🔔 Entrée libre – Parents, jeunes, éducateurs : votre présence est essentielle.

📢 Ensemble, protégeons notre jeunesse

09/02/2026

En Afrique plus de 60 millions d'usagers de drogues, soit plus de 8,5% de la population, âgées entre 15 et 64 ans (ONUDC)

08/02/2026

La semaine de la jeunesse est devenue un moment d'apprentissage des interdits, dont l'usage de la drogue.

Parlons-en

07/02/2026

La semaine de la jeunesse est un moment de réflexion sur l'avenir,et non un moment de dépravation des moeurs.
PRUDENCE.

Je suis un malade je ne suis pas fou 🤯💥😂👏
07/02/2026

Je suis un malade je ne suis pas fou 🤯💥😂👏

Lorsqu'une femme rencontre des problèmes dans son couple :🇨🇵: Je suis à bout, je dois rencontrer un psychologue 🇨🇲: Bonj...
26/01/2026

Lorsqu'une femme rencontre des problèmes dans son couple :

🇨🇵: Je suis à bout, je dois rencontrer un psychologue
🇨🇲: Bonjour coach, svp publiez moi en anonyme... Je lis les commentaires 🤦🏽

💡N'hésitez pas à consulter un psychologue ou un professionnel de la santé mentale lorsque vous rencontrez un problème de santé mentale.

Fondation Kam-Siham

[Dans mes mapan😅]C'était un lundi matin au travail. Vous savez où je travaille. Oui oui Fondation Kam-Siham. On fait la ...
24/01/2026

[Dans mes mapan😅]

C'était un lundi matin au travail. Vous savez où je travaille. Oui oui Fondation Kam-Siham. On fait la ronde auprès des malades comme d'habitude suivie de notre réunion d'équipe d'évaluation. A un moment, le boss prend la parole. Il est un peu nerveux. Il me pointe et dit : ""petit Doc" (c'est mon petit nom que les familles ont donné 😅) depuis que tu es ici, tu as déjà sensibilisé combien de personnes contre la dro*gue ?" Je baisse la tête et je dis dans mon cœur que "mince grand Doc il y a quoi le lundi matin tu es sur moi comme si tu as rêvé de moi". Il insiste : "je m'adresse à toi !" Je murmure un "jamais Docteur". Il enchaîne sans rebond : "tu as une semaine pour me ramener la preuve d'une sensibilisation dans ton quartier". Malgré la clim (oui oui il y a la clim à la Fondation Kam-Siham), je commence à transpirer et une voix intérieure hurle "dans mon quartier comment norr grand Doc... Donc en sensibilisant ailleurs ça ne va pas marcher". C'est le boss, est-ce que je peux alors bouder 😅. Je murmure un "d'accord Dr". Le gars tape sec : "d'accord, on peut continuer".

[Le grand Doc n'est pas méchant hein. Il est juste passionné et soucieux de voir comment la drogue détruit des vies surtout des jeunes. Nous recevons en moyenne 200 et 300 patients pas an... Vous comprenez l'urgence de la sensibilisation]

Continuons... Me voilà alors après la réunion anxieux à l'idée de sensibiliser au quartier. "Sur quel thème ?" je me demande... Bref la nuit porte conseil...

On a notre jeudi propre chaque dimanche au quartier (ne me demandez pas le jeudi propre le dimanche comment 😅). C'est notre jeudi propre décrété par notre tout premier "Moulinex"... Bref on se retrouve entre combien chez Ma'a Cha. Et il y a généralement un ancien du quartier devenu porteur qui gère le tour. Jaillit de mon esprit l'idée qu'on est dimanche et le grand Doc m'avait donné 1 semaine 🥵. C'est comme ça qu'une idée me traverse l'esprit... La gue*rre de l'idée : je vais sensibiliser mes combis 😅🥵...

Au moment où le porteur (commissaire de police) veut faire le tour, je sursaute de ma réflexion. Je demande la parole. Comme les combi savent que je suis un bon parleur et c'est moi qui ambiance toujours les porteurs, les gars bloquent eux-mêmes la commande et lancent à l'unisson "il va parler...il va parler". Je sors mon dernier discours (entre temps j'avais demandé à un petit de filmer : les preuves pour le grand Doc 😁) : "Mes chers frères dans la bouteille. Nous sommes vraiment heureux d'avoir parmi nous notre frère ici présent, grand commissaire devant le koumkouma (tonner d'applaudissements 😅)... [J'enchaine les atalakou... un moment donné j'entends seulement "faut chuter" c'est l'heure de vérité... Voilà alors la chute] Vous savez, il y a une chose que je tenais à nous rappeler. C'est très très important. Je parle d'abord à moi-même : l'alcool est une DRO*GUE dangereuse pour l'organisme. [Stupéfaits, je sens le malaise... J'enchaine direct] Nous devons boire avec modération et si possible s'abstenir en privilégiant les boissons naturelles comme le bissap (foléré). Vraiment c'est important pour la santé". Un silence s'installe, une seule personne adhère à mon discours : le porteur (qui est commissaire 👀 l'adversaire est d'abord armé 🫣). Il renchérit en disant : "il y a longtemps j'attendais cette prise de conscience dans ce quartier. J'étais à une conférence récemment où on nous a parlé des dangers de l'alcool en insistant qu'il s'agit bien d'une DRO*GUE". Les murmures "dro*gues comment". Mais qui peut bouder ? Les regards veulent me terrasser lorsque le porteur-COMMISSAIRE enchaîne "aujourd'hui, zéro alcool..." Médusés, tous les gars me fracassent du regard. Je suis tranquille tant que le porteur est là...

Une remarque importante : le porteur ne buvait pas d'alcool mais le foléré à chaque passage. Ce qu'on ignorait c'est que le foléré venait de maman du bar. Le porteur-COMMISSAIRE lance "Ma'a Cha, 1,5l de mon truc la à tout le monde". Les gars découvrent que c'est le foléré. Qui peut alors bouder le porteur-COMMISSAIRE ? Je bois ma chose en dansant...

J'ai dû monter dans la voiture du commissaire pour rentrer prétextant que je sors et qu'il me laisse quelque part en route 😅😅... La légende raconte que les gars m'attendant fatigué, ont laissé les nouvelles qu'ils ne veulent plus jamais me voir au jeudi propre. J'ai dit dans mon cœur que c'était d'abord le jeudi propre de quoi le dimanche 😒... Entre-temps, je récupère le téléphone que le petit est passé laisser à la maison, je me rends compte qu'il filmait sans lancer l'enregistrement... Me voilà depuis je réfléchis comment prouver au grand Doc que j'ai sensibiliser sans preuve...
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Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, la consommation d’alcool a été à l’origine d’environ 2,6 millions de dé*cès dans le monde en 2019. Parmi eux, 1,6 million était dû à des maladies non transmissibles, 700 000 à des blessures et 300 000 à des maladies transmissibles. On estime que 400 millions de personnes, soit 7 % de la population mondiale âgée de 15 ans et plus, présentaient alors des troubles liés à la consommation d’alcool. Parmi elles, 209 millions de personnes (soit 3,7 % de la population mondiale adulte) étaient alcoolodépendantes. Même de faibles niveaux de consommation peuvent entraîner des risques pour la santé, mais la plupart des méfaits de l’alcool sont dus à la consommation occasionnelle ou régulière de fortes quantités.

, la chaîne de l'espoir

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