24/01/2026
Souvent, la peur grossit là où rien n’a encore été fait.
Elle s’accumule dans la tête, se tord, se répète, jusqu’à prendre une forme floue mais envahissante. Plus tu la laisses tourner, plus elle devient lourde. Pas parce qu’elle est réelle, mais parce qu’elle n’a jamais été confrontée au réel.
Rester immobile lui donne de l’espace. Elle invente des scénarios, amplifie les risques, transforme l’inconnu en menace. À force de réfléchir sans agir, tout semble confus, dense, presque impossible à traverser. Alors tu attends. Tu analyses encore. Tu repousses un peu plus.
À l’inverse, le mouvement tranche. Un pas suffit souvent à faire tomber une grande partie du brouillard. Pas parce que tout devient simple, mais parce que l’action remet les choses à leur place.
Ce qui paraissait énorme se révèle souvent fragile.
Ce qui semblait insurmontable retrouve des contours clairs.
Oser ne fait pas disparaître la peur. Ça la réduit à sa juste taille. Elle cesse d’occuper tout l’espace intérieur. Elle devient un élément parmi d’autres, et non plus un centre de gravité.
La différence ne se joue pas dans le courage spectaculaire. Elle se joue dans ce premier geste discret, presque banal, qui transforme un nœud intérieur en réalité tangible.
La peur ne rétrécit qu’au contact du réel.
Source : roger_ormieres. Publié par Psycho hypno thérapeute