Aurélien Vetu- Philosophe Praticien

Aurélien Vetu- Philosophe Praticien Consultations philosophiques et ateliers de pensée critique

Consultas filosóficas y talleres de pensamiento crítico

L’art de créer du neuf avec de l’ancien : la dialectiqueOn la présente souvent comme un schéma scolaire : thèse, antithè...
21/02/2026

L’art de créer du neuf avec de l’ancien : la dialectique

On la présente souvent comme un schéma scolaire : thèse, antithèse, synthèse. Mais ce résumé masque sa puissance et sa subtilité. La dialectique n’est pas un collage d’idées opposées. Elle est un accouchement.

Prenons un exemple.

Certains aiment les chiens pour leur fidélité, leur loyauté, leur attachement. D’autres aiment les chats pour leur indépendance, leur liberté, leur autonomie. Deux qualités qui semblent incompatibles. Deux manières de vivre aussi.

On pourrait se dire : prenons les deux. Aimons les chiens et les chats. Mais la simple addition ne résout rien. Si les avantages s’additionnent, les contraintes aussi. Et chats et chiens tendent à se déchirer.

Ce n’est pas parce que l’on met A et B ensemble que l’on dépasse leur opposition. Parfois, c’est même l’inverse : la tension devient plus visible.

C’est la même chose dans nos vies.
Nous désirons l’attachement et la liberté.
La stabilité et l’aventure.
La sécurité et l’intensité.

Dans A il manque B.
Dans B il manque A.
Dans A + B, le conflit éclate.

La dialectique commence précisément là : lorsqu’additionner ne suffit plus, lorsqu’il faut faire naître du nouveau à partir de l’ancien.

Il ne s’agit pas de fabriquer un “chien-chat”, un compromis qui juxtapose les contraires. Il s’agit de faire émerger quelque chose de neuf, une forme inattendue qui ne se réduit pas non plus à l’un des deux pôles.

Ce mouvement est difficile. Il est peut-être même douloureux. Toute naissance l’est. On quitte un territoire familier sans savoir clairement ce qui va sortir. On traverse une zone d’incertitude. Et l’on est tenté de tricher : choisir A, choisir B, ou bricoler un chat-chien.

C’est pourquoi la dialectique est un geste qui demande un entraînement. Elle exige de supporter la tension sans fuir vers une solution rapide. Elle demande de rester dans l’inconfort jusqu’à ce qu’un troisième terme apparaisse.

Ce troisième terme n’est ni A, ni B, ni A et B.
Il est autre chose.

Au niveau existentiel, ce geste est précieux. Il permet de dépasser les dilemmes stériles, les “soit l’un soit l’autre” qui paralysent nos décisions.

La dialectique est le mouvement par lequel notre pensée avance vers l’inédit.
Le mouvement par lequel notre histoire se met en marche.
Le mouvement par lequel nous sortons des boucles fermées.

Créer du neuf avec de l’ancien n’est pas un compromis.
C’est une naissance.

Pourquoi résistons-nous à la raison ?Certains croupissent dans l'obscurité totale, prisonniers de l'illusion, enfermés d...
17/01/2026

Pourquoi résistons-nous à la raison ?

Certains croupissent dans l'obscurité totale, prisonniers de l'illusion, enfermés dans l'ignorance crasse. Ils prennent les ombres pour la réalité et ne connaissent rien d'autre.
D'autres ont réussi à briser leurs chaînes. Ils sont sortis de la caverne et ont vu enfin la lumière, la vérité, le réel.
Mais une fois dehors, au lieu de se réjouir de leur libération, quelque chose les pousse à revenir en arrière. Ils voudraient retrouver l'ignorance confortable. Rire de bêtises avec leurs vieux potes restés au fond, dormir tranquilles comme avant, comme dorment les ânes, sur leurs deux oreilles. Ils aimeraient n'avoir jamais vu la lumière.
Seulement voilà, c'est impossible! Quand on a vu, on ne peut pas l'oublier. C'est trop t**d. C'est vu. On ne peut plus se rasseoir à côté de ses amis aveugles sans s'ennuyer terriblement, sans faire semblant, sans devenir morose et tomber malade. Il faut être ignorant pour rester en bonne santé dans le fond d'une grotte.
La seule solution ? Assumer pleinement la lumière. C'est-à-dire suivre la raison, accepter de vivre dans la vérité même si elle dérange.
Mais pourquoi cela nous coûte-t-il autant ? Nous savons pourtant que c'est le seul chemin qui soit bon, celui de la santé générale, celui de la joie, celui du bonheur dans la vérité. Nous le savons, et pourtant nous regardons en arrière, du côté du drame, de la souffrance, des passions destructrices. Nous voudrions y goûter encore un peu, vérifier si c'est si mauvais que cela.
Les bactéries elles-mêmes sont plus sages : elles fuient les venins et vont vers la nourriture. Elles font ce qui est bon pour elles, instinctivement. Nous devrions, de même, courir vers le bonheur, fuir le malheur.
Mais nous doutons de la raison... comme si autre chose pouvait être raisonnable.

💭 Et toi, as-tu déjà senti cette tentation de retourner dans l'obscurité ?

10/01/2026

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S’indifférencierOn parle beaucoup aujourd’hui de travail sur soi, et souvent, ce travail est pensé comme un travail de d...
24/12/2025

S’indifférencier

On parle beaucoup aujourd’hui de travail sur soi, et souvent, ce travail est pensé comme un travail de différenciation. C’est ainsi que Jung le présente. Il s’agit de comprendre en quoi l’on est différent, pourquoi l’on n’est pas le même que les autres, et d’assumer cette différence.
Ce travail est fondamental. Il correspond aussi à l’air du temps.
Là où les époques précédentes ont poussé les individus à n’être personne, notre époque pousse au contraire à être quelqu’un, à marquer sa singularité, à influencer par sa différence. Vouloir être « différent» est devenu la norme.
Mais ce travail, aussi important soit-il, gagne à être contrebalancé par un travail d’indifférenciation (moins populaire).
C’est un travail que l’on retrouve tout particulièrement dans la pratique philosophique : voir en quoi je fais partie d’une espèce, de la vie, d’un monde, et en quoi ce que je suis n’est pas fondamentalement différent. Un travail d’indifférenciation passe par l’identification à des dimensions universelles, par l’usage de la raison, par la reconnaissance en soi de notions communes : la vérité, la justice, le bien, l’aspiration au bonheur, le refus de la souffrance et du malheur. Nos peurs elles-mêmes sont rarement singulières ; elles sont souvent collectives.
S’indifférencier, ce n’est pas se nier. C’est voir le commun, voir le lien, voir la relation entre soi et le reste.
C'est se connecter à son identité cosmique, en quelque sorte.
Deux manières de travailler sur soi, différentes mais complémentaires, et toutes deux essentielles.

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