07/03/2026
J’aime les enfants et depuis longtemps, j'ai tendance à les protéger de l'inconscience des adultes.
Pourtant, face à leurs comportements inadéquats dans le car, leur arrogance, leur violence verbale, j’avais fini par perdre pied.
Il était hors de question pour moi de prévenir leurs parents, car j’imaginais qu’ils allaient les faire payer. Et je ne voulais pas qu’ils payent. Alors je tentais, tant bien que mal, de m’arranger avec eux.
Mais, sans m’en rendre compte, je manifestais une certaine vulnérabilité… et ils le ressentaient.
Sans le savoir, et croyant bien faire, je les incitais presque à m’agresser.
Je finissais alors par rentrer chez moi en pleurs.
Et le matin, je repartais avec la boule au ventre.
Je ne voyais pas d’issue.
Et je me disais que je ne pouvais pas quitter cet emploi : cela me semblait trop risqué.
Une coach en neurosciences m’a ouvert les yeux, en me donnant les bons arguments, mais surtout en me posant les bonnes questions.
Quand j’ai pris conscience que j’étais libre de changer de travail, que j’avais le droit de me plaindre tout en restant bienveillante, j’ai senti un relâchement en moi.
Le lundi matin, c’était clair : j’allais contacter la direction pour parler du problème avec les enfants. Et j’avais aussi décidé de chercher un nouvel emploi.
Et c’est là que le changement s’est produit.
Avant même que j’agisse, leur comportement avait changé.
Ils n’avaient évidemment pas deviné ce que j’avais décidé de faire. C’était plus subtil que cela.
Ils avaient simplement ressenti que quelque chose avait changé en moi.
Mon positionnement intérieur, n’était plus le même. Je ne vibrais plus à la même fréquence.
Et ce changement les a amenés, presque naturellement, et surtout, sans que j'aie à faire quoi que ce soit, à se comporter autrement.
"Avant de vouloir changer les autres, changeons nous-mêmes"
Cb