28/12/2025
Le samedi 13 décembre, Philippe Mendiburu nous a quitté. Il avait 75 ans. La création de son centre de haut niveau à Ilbarritz a probablement changé le golf français des années 90. De notre rencontre, est née la préparation physique du golfeur telle qu’on peut la concevoir aujourd’hui. Travail aérobie, intermittent, pliométrie, développement de la force, streching, multi-coordination, gainage, tout y était. Il a été le pionnier de l’analyse vidéo à une époque où la plupart des entraîneurs misaient sur l’œil expert. Diététique, travail mental, pratiquement tous les secteurs du sport moderne étaient abordés. Philippe avait une énergie incroyable et voulait vraiment changer l’apprentissage du golf. Il le voulait beaucoup plus scientifique et contrôlable. De nombreux joueurs et joueuses sont sortis de l’Académie et ont joué au plus haut niveau comme sa fille Sandrine. Ils sont trop nombreux pour les citer tous et je ne voudrai surtout pas en oublier. Ce n'est pas important parce qu’ils savent. Il a apporté son savoir-faire jusqu’à cette dernière génération où son petit-fils Hugo est devenu champion de France de sa catégorie. Infatigable, toujours à la recherche de nouveaux projets, Philippe non seulement te faisait croire en toi mais il te portait, chaque matin, au plus haut de ce que tu pouvais être. J’étais déjà dans le tennis de haut niveau et ça a été un immense plaisir de partager les séances de prépa physique avec Jacob Hlasek, Guy Forget ou Nathalie Tauziat qui croisait les gants avec Sandrine Mendiburu, car mon sport d’origine était la boxe. Il y a quelques mois, j’étais à Ilbarritz pour bo**er avec une jeune joueuse qu’entraînait Philippe : reprogrammation neuromotrice Allyane, préférences motrices, il était ouvert à tout. Ce jour-là, je lui parlais de mon swing, il m’a écouté et avec ses yeux noirs si brillants, il m’a dit : « Popol, ton swing, on s’en fout ! »
Grand éclat de rire et on est parti sur autre chose ! Où que tu sois, je te remercie de ce que tu m’as apporté. Je suis devenu meilleur grâce à toi. Merci Philippe Mendiburu.