23/02/2022
Une à trois fois par an le couperet tombe : pas de crèche aujourd’hui.
Certes on vous prévient en amont, mais l’organisation n’en est pas plus facile. C’est un peu cruel, mais tellement nécessaire.
Alors que se passe-t-il quand la crèche ferme ses portes ? Pour résumer : on échange, on apprend, on analyse. Les sujets sont programmés à l’avance, certains s’imposent selon l’urgence du moment.
Un exemple : dans un groupe d’enfants de 18 à 30 mois, les morsures s’enchaînent jour après jour. Le sujet de cette “journée péda” était l’équilibre alimentaire et la découverte du goût mais peu importe, quelques heures seront dédiées à la situation.
On échange : une professionnelle se sent en échec, des tensions arrivent entre deux autres, un éducateur ne sait plus quoi dire face aux parents… C’est l’occasion de déposer son ressenti.
On apprend : chaque référente va partager ses observations, on les remet dans un contexte théorique (développement psychomoteur et psychoaffectif de l’enfant), on s’inspire des autres professionnels qui l’ont déjà vécu.
On analyse : en équipe on essaie de tirer sur un fil pour dérouler la pelote et fixer des actions précises qui répondent aux besoins des enfants.
Globalement on réfléchit beaucoup, pour donner du sens à nos pratiques auprès des enfants. Ce qu’il n’est pas possible de faire au milieu d’un groupe d’enfants, car les professionnels sont en permanence entre hypersollicitation et vigilance.
Le temps de la réflexion a donc un prix, celui des sacro-saintes journées pédagogiques.