Psychologue Janaïna Fortunato

Psychologue Janaïna Fortunato Psychologue clinicienne spécialisée en TCC
Anxiété, dépression, Estime de Soi,
Adultes et Couples

Beaucoup d’adultes portent en eux un enfant qui a appris à se faire petit.À ne pas trop prendre de place.À surveiller l’...
14/05/2026

Beaucoup d’adultes portent en eux un enfant qui a appris à se faire petit.
À ne pas trop prendre de place.
À surveiller l’ambiance.
À deviner avant de demander.
À s’effacer juste assez pour éviter les tensions, les reproches ou l’indifférence.

Ce type de fonctionnement ne naît pas “par hasard”.
Il se construit souvent dans des environnements où l’expression des besoins coûtait quelque chose : un conflit, une humiliation, une froideur, une instabilité, parfois simplement l’absence de place émotionnelle.

Alors le système nerveux apprend.
Il apprend à anticiper.
À contrôler.
À rester attentif aux réactions des autres.
À minimiser ses propres besoins pour préserver le lien ou la sécurité.

Et ce fonctionnement peut continuer longtemps à l’âge adulte.

On le retrouve dans l’hypervigilance.
Dans la difficulté à demander de l’aide.
Dans le besoin de tout prévoir.
Dans l’épuisement d’être constamment “en gestion”.
Dans cette impression diffuse qu’il faut mériter sa place avant d’exister pleinement.

Comprendre l’origine de ces mécanismes ne les efface pas immédiatement.
Mais cela peut transformer le regard porté sur soi.
On cesse parfois de se voir comme “excessif”, “trop sensible” ou “compliqué”.
Et on commence à voir une adaptation devenue automatique.
Une stratégie ancienne, qui a eu une fonction réelle à un moment de l’histoire, mais qui continue parfois à tourner alors que le danger n’est plus là.

Certaines personnes donnent l’impression de tout gérer.Elles travaillent, organisent, anticipent, prennent soin des autr...
08/05/2026

Certaines personnes donnent l’impression de tout gérer.

Elles travaillent, organisent, anticipent, prennent soin des autres, souvent mieux qu’elles ne prennent soin d’elles-mêmes.

Et pourtant, sous cette surface ordonnée, quelque chose reste constamment en tension.

Cette « habileté » est une adaptation. Face à l’anxiété, le système nerveux a appris, souvent très tôt, que contrôler l’environnement devient le moyen de se sentir en sécurité. Alors il ne s’arrête plus : il anticipe, surveille, planifie, vérifie. Même quand tout va bien. Même la nuit.

Ce fonctionnement est une réponse apprise à l’anxiété. Efficace à court terme. Épuisante sur la durée.

Il reste souvent invisible, précisément parce que ceux qui en souffrent excellent à paraître stables. Les personnes les plus épuisées sont parfois celles qui semblent aller le mieux.

Et la plupart du temps, personne ne le remarque. Pas même elles.

Et vous, est-ce que les autres voient facilement quand ça ne va pas... ou avez-vous appris, depuis longtemps, à ne pas le montrer ?

26/04/2026

La réassurance est une réponse naturelle à l’inconfort.
À court terme, elle apaise.
Mais à long terme, elle entretient ce qu’elle cherche à calmer. Chaque tentative de se rassurer renforce l’idée qu’une alerte était nécessaire. Le cerveau apprend et devient progressivement plus vigilant.
Ce carrousel propose de comprendre ce mécanisme et d’ouvrir une autre voie.
Il ne s’agit pas de se forcer à résister, mais d’apprendre à différer la réponse. Laisser un peu de temps, observer ce qui se passe, constater que l’activation évolue même sans intervention immédiate.
C’est un travail. Et il se construit pas à pas.

25/04/2026

« Tu écoutes juste. » C’est une idée répandue.

Peut-être parce que ce qui compte vraiment dans ce métier ne se voit pas.

Mais écouter, au sens clinique, ce n’est pas passif.

C’est actif, précis, engagé. Et ça demande beaucoup plus que du silence.

Tout ce qui est essentiel n’est pas forcément visible.

22/04/2026

Chercher à se rassurer est profondément humain.
�Quand l’inconfort monte, on veut apaiser, et c’est normal.

Le problème, c’est que ce soulagement est temporaire.
Et à force de répéter ce réflexe, le cerveau apprend autre chose :
qu’il y a réellement un danger.

Petit à petit, l’anxiété devient plus rapide, plus présente… même quand la situation ne le justifie pas vraiment.

Ce que vous ressentez n’est pas excessif.�C’est cohérent avec ce que votre cerveau a appris. Et comprendre ce mécanisme,c’est souvent le début d’un changement plus profond.

Dans quel moment vous ressentez le plus ce besoin de vous rassurer ?�Le soir ? Avant une décision ? Après une conversation ?

Dites-moi en DM

18/04/2026

Je ne suis pas devenue psychologue uniquement à l’université.

Une grande partie de ce qui soutient mon travail aujourd’hui vient de lieux plus silencieux : des conversations inattendues, des moments difficiles, et des personnes qui m’ont appris, sans le vouloir, ce que signifie vraiment écouter quelqu’un.

Avant toute technique, il y a eu l’attention.
Avant toute méthode, il y a eu le soin.

Et c’est peut-être pour ça que j’y crois autant : être réellement écouté change quelque chose à l’intérieur de nous.

Si vous deviez nommer une personne qui vous a vraiment écouté… ce serait qui ?

28/03/2026

« Pourquoi je suis comme ça ? » arrive souvent dans l’après-coup.

Après une parole trop rapide, une émotion trop forte,
ou un moment où vous auriez voulu être différente.

Elle ressemble à de l’introspection. Mais, bien souvent, elle ne cherche pas à comprendre. Elle confirme.

Elle confirme une idée déjà installée, parfois ancienne, parfois silencieuse : celle qu’il y aurait quelque chose de défaillant en vous.

C’est là que la boucle se referme.

Car cette question n’ouvre pas. Elle oriente votre regard dans une seule direction, celle du manque, du défaut, de ce qui ne va pas.

Et plus vous y pensez, plus vous renforcez ce que vous redoutez.

Ce mécanisme est bien connu en thérapie cognitive : nos pensées ne sont pas neutres. Elles suivent souvent des chemins déjà tracés (Aaron T. Beck, 1979).

Lorsqu’elles deviennent répétitives et autocritiques, elles entretiennent la rumination, un facteur clé du maintien de l’anxiété (Susan Nolen-Hoeksema, 2000).

Changer la question, ce n’est pas éviter de regarder.

C’est regarder autrement.

C’est passer du jugement à une forme de responsabilité plus juste, plus utile.

Vous n’êtes pas quelqu’un qui « pense trop ». Vous êtes quelqu’un dont le cerveau a appris à utiliser la pensée comme ré...
25/03/2026

Vous n’êtes pas quelqu’un qui « pense trop ». Vous êtes quelqu’un dont le cerveau a appris à utiliser la pensée comme régulateur émotionnel.

Ce n’est pas un défaut. C’est un mécanisme — et les mécanismes, ça se comprend et ça se modifie.

À quelle étape de ce cycle vous retrouvez-vous le plus souvent ?

Dites-moi en commentaire — 1, 2, 3 ou 4.

Ce que vous appelez “trop réfléchir” n’est pas toujours le problème en soi.Dans de nombreuses situations, penser davanta...
24/03/2026

Ce que vous appelez “trop réfléchir” n’est pas toujours le problème en soi.
Dans de nombreuses situations, penser davantage est une tentative de se rassurer, d’anticiper, de limiter l’incertitude.
À court terme, cela peut donner une impression de contrôle. Mais à plus long terme, ce fonctionnement entretient la tension et rend l’apaisement plus difficile à atteindre.
Ce type de mécanisme est fréquent dans les problématiques d’anxiété et d’estime de soi.
Il ne disparaît pas simplement en essayant de “penser moins”, mais en comprenant ce qui le maintient et en modifiant progressivement la manière d’y répondre.

✨ L’estime de soi protège-t-elle vraiment de l’anxiété ?Pas en la faisant disparaître. Mais en changeant complètement vo...
21/03/2026

✨ L’estime de soi protège-t-elle vraiment de l’anxiété ?

Pas en la faisant disparaître. Mais en changeant complètement votre rapport à elle.

Quand l’estime de soi est fragile, chaque situation incertaine devient une menace. Parce que si ça échoue, c’est vous qui échouez.

Et quand l’anxiété s’installe… on se reproche de la ressentir. Ce qui l’alimente encore plus.

Ce que j’observe en consultation : ce n’est pas l’anxiété qui épuise le plus. C’est la lutte contre soi-même qui vient avec.

Travailler l’estime de soi, c’est apprendre à vous traiter avec plus de justesse — même quand vous n’êtes pas à votre meilleur.

↓ Dites-moi en commentaire : avez-vous l’impression que votre anxiété est liée à la façon dont vous vous percevez ?

Sauvegardez ce post pour y revenir.

Toute anxiété ne naît pas uniquement de l’intérieur.Certains environnements façonnent des systèmes nerveux
qui apprennen...
18/03/2026

Toute anxiété ne naît pas uniquement de l’intérieur.

Certains environnements façonnent des systèmes nerveux
qui apprennent à rester en alerte.

Ce que l’on appelle ensuite “anxiété”
est parfois une réponse cohérente
à un contexte qui ne l’était pas.

L’hypervigilance est un mécanisme adaptatif
décrit dans la littérature sur le traumatisme interpersonnel
(Herman, 1992 ; travaux contemporains sur le traumatisme complexe).

Mais une adaptation utile dans un contexte donné
peut devenir limitante
lorsqu’elle persiste en dehors de ce contexte.

Comprendre cela
ne change pas seulement la manière dont vous vous voyez.

Cela ouvre un espace
pour répondre autrement
à des situations qui ne vous conviennent plus aujourd’hui.

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