
24/08/2025
Les mots que nous employons façonnent notre regard. Plutôt que d’emprisonner par une étiquette, choisissons ceux qui permettent d’éclairer, de comprendre, et, peut-être, de réparer.
✓On externalise le problème : l’autre devient "le problème", ce qui peut déresponsabiliser de sa propre part dans la dynamique relationnelle.
✓On fige l’identité de l’autre : au lieu de dire ""il y a des comportements qui me blessent", on réduit la personne à une essence négative, comme si elle était irrémédiablement nocive.
✓On ferme la porte à la nuance : certaines relations douloureuses ne sont pas forcément "toxiques", elles peuvent être simplement déséquilibrées, mal outillées, ou en crise.
Employer le mot toxique peut donner l’illusion d’un soulagement : en désignant l’autre comme source du mal-être, on croit avoir trouvé une explication. Mais ce mot enferme. Il réduit une personne à une étiquette définitive et ferme la porte à tout dialogue possible. Or, une relation, même abîmée, n’est jamais seulement une prison. Elle est faite d’interactions, de blessures, de maladresses, parfois de souffrance réelle.
C’est en nommant ces blessures avec précision, en les regardant avec lucidité, que l’on ouvre la possibilité d’un changement — qu’il s’agisse de transformer la relation ou de choisir de s’en éloigner.
Ama Rose