22/04/2026
4800 profils dangereux ont écartés de la protection de l'enfance et de la petite enfance en quelques mois à peine.
Ce chiffre n’est pas rassurant. Il est terrifiant. Parce qu’il ne dit pas seulement que 4800 dangers ont été stoppés. Il dit surtout qu’ils étaient là. Là, au contact des enfants. Là, dans des lieux censés protéger, rassurer, faire grandir.
4800... Ce chiffre n’est pas une victoire. C’est une alerte rouge. Combien avant eux ? Combien passés inaperçus ? Combien d’enfants exposés, abîmés, brisés… sans que personne ne voie, sans que personne n’agisse ?
Ce chiffre fracasse une illusion : celle d’un système protecteur. Non, nous n’avons pas suffisamment protégé. Nous n’avons pas suffisamment vérifié, pas suffisamment voulu voir. Et aujourd’hui, la réalité nous explose au visage.
4800, c’est la preuve que le danger n’est pas à la marge, qu’il est plus proche, plus diffus, plus enraciné que ce que nous voulons admettre. Alors oui, l’attestation d’honorabilité est nécessaire. Mais qu’il ait fallu attendre 2025 pour révéler une telle ampleur devrait tous nous sidérer. Parce que pendant ce temps-là, des enfants ont payé le prix de nos retards, de nos angles morts, de nos renoncements.
4800... Ce chiffre ne doit pas passer. Il doit déranger. Il doit secouer, obliger. Obliger à changer. Obliger à renforcer, à protéger, vraiment.
Parce que protéger l’enfance ne supporte ni approximation, ni délai, ni compromis. Et aujourd’hui, ce chiffre nous accuse collectivement.
La question n’est plus de savoir si nous devons agir. La question est : combien d’enfants victimes faudra-t-il encore pour que nous le fassions à la hauteur de ce qu’ils méritent ?