12/12/2025
Beaucoup de patients arrivent convaincus que seul un mode de vie “parfait” peut donner des résultats :
pas d’écart, pas d’imprévu, pas de ralentissement.
Et à chaque fois, la même conséquence : de la culpabilité, de la pression… puis l’abandon.
Ce que je vois au quotidien, c’est que la perfection tire toujours dans la mauvaise direction :
elle crée la peur de mal faire, le “tout ou rien”, les cycles de contrôle puis de perte de contrôle.
Et personne n’avance longtemps dans ce système.
À l’inverse, ceux qui progressent vraiment ne sont pas ceux qui font “parfait”.
Ce sont ceux qui apprennent à ajuster.
À comprendre leur corps.
À reconnaître les jours plus compliqués et à faire un choix utile malgré tout.
À revenir sur leurs objectifs sans se flageller.
C’est ça, l’équilibre : une compétence, pas un laxisme.
Une stratégie, pas un plan B.
Et si j’insiste autant sur cette notion, c’est parce que c’est ce que je constate chaque jour dans mon cabinet :
les patients qui acceptent l’imperfection avancent plus vite, plus loin, et surtout… plus sereinement.
Votre corps ne demande pas la perfection.
Il demande de la cohérence.
Et ça, c’est accessible à tout le monde.