02/01/2016
Association Népal Ecology Treks...
" Depuis avril, les secousses du tremblement de terre continuent toujours. Elles ne se sont jamais arrêtées depuis le 25 avril 2015 (jour du premier gros séisme). "
Bonne Année 2016, Chers amis,
Toute notre équipe de l’agence, du dispensaire et de l’école vous souhaite ainsi qu’à vos familles leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année. Que 2016 soit une meilleure année que 2015 qui pour tous a été désastreuse et qui a été aussi très difficile en France. Nous vous souhaitons une bonne santé, la paix et le bonheur et beaucoup d’amour.
Pour nous ici, la vie est toujours compliquée et difficile
Depuis avril, les secousses du tremblement de terre continuent toujours. Elles ne se sont jamais arrêtées depuis le 25 avril 2015 (jour du premier gros séisme). Mais au lieu de 1 ou 2 par jour le rythme des secousses s’est un peu ralenti ces 3 derniers mois, et la terre tremble toujours à une puissance de 4 et plus (sauf un tremblement fort de 5,5 prés de Jumla le 18 décembre). Maintenant c’est au rythme d’une secousse tous les 2 ou 3 jours…Ces derniers jours nous avons eu une secousse le 28 décembre de 4,2 de puissance, une le 31 décembre de 4,3 , et une ce matin 2 janvier à 3h15 de puissance 4,2….. ! Ces secousses ont lieu essentiellement dans la région du Sindhupalchok (Hélambou) ou sont installés notre dispensaire et école, à environ 80Km de Kathmandu.
Les médias dans le monde, ne parlent plus des tremblements car il y a peu de victimes et ce sont surtout des dégâts matériels. C’est devenu une routine pour les médias, mais ici la population est toujours effrayée et à chaque fois en attente du tremblement suivant avec la peur au ventre… !
Nous commençons l’année dans de très mauvaises conditions et le « marché noir » a pris la place du commerce habituel: Depuis plus de 2 mois, dans tout le Népal, il n’y a plus d’essence ou gasoil ( nous pouvons acheter 4 litres par semaine au cours normal, et il faut s’en procurer au « marché noir » au double ou triple de sa valeur normale). Le pire est aussi, qu’on ne peut plus se procurer des bouteilles de gaz pour la cuisine (sauf très cher au « marché noir »). Pour cuisiner nous sommes obligés d’utiliser le bois qui a doublé de prix à Kathmandu et avec des restrictions, et le déboisement a recommencé très fort en montagne. Pour compléter le tableau, l’électricité est coupée 12h par jour ou nuit en faisant un roulement de 12h par quartier. Les légumes sont devenus très cher et le riz, le blé et l’huile ont augmenté de 20 à 30%. Il n’y a plus de ciment et de matériaux de construction ou alors a des prix très élevés, car tout cela venait de l’Inde et il y a des problèmes permanents à la frontière Népal-Inde. Les hôpitaux sont en manque de certains médicaments notamment pour le cœur et le Diabète, et il n’y a plus de vaccins pour les nouveaux nés, 180.000 enfants sont en attente de vaccins. Il a fallu en urgence vacciner 500.000 enfants contre la rougeole en juin-juillet car une épidémie commençait dans les régions qui ont été le plus touchées par le séisme. L’UNICEF a publié "De nombreux enfants vivent dehors, ils ne reçoivent pas la nourriture dont ils ont besoin, leur forme physique est au plus bas ils sont plus exposés que d'habitude aux maladies mortelles comme la rougeole"
Reconstruction : Le gouvernement vient d’autoriser depuis 13 jours la reconstruction des maisons (c’était interdit de reconstruire jusqu’à maintenant) et ils ont publié différents plans obligatoires pour la reconstruction suivant le système antisismique. Mais difficile de reconstruire, quand il n’y a plus de ciment et d’acier, ainsi que tout le matériel de construction, ou alors on trouve en partie au « marché noir » au double ou triple du prix normal.
Nous pour le moment nous avions ces derniers mois refait une école solide en tube soudés et tôles ondulées (pas de problèmes en cas de tremblements) ou l’on peut enseigner à plus de 200 élèves. Nous avons pu déblayer entièrement les différents terrains et tout ce qui était complètement écroulé, ce qui a été long et difficile car dangereux et en dernier ressort, par chance, nous avons pu louer un bulldozer (qui dégageait une route) pour une journée pour dégager et aplanir les différents lieux et étaler les décombres.
Maintenant, il fait très froid dans la montagne dans l’hélambou (de zéro à deux° la nuit), et dés que cela va se réchauffer nous allons pouvoir attaquer la reconstruction du dispensaire. Mais avant tout se procurer le matériel dés qu’il y aura une normalisation dans l’arrivée des matériaux de construction et que les prix seront un peu stabilisés et redevenus abordables.. !
Pour le moment notre école fonctionne bien et le dispensaire, reçoit plus de 40 patients par jour en moyenne. (École et dispensaire sont entièrement gratuits).