02/04/2026
[ SENSIBILISATION ] AVRIL : Cancer ORL
Les cancers de la tête et du cou, ou cancers ORL, sont des tumeurs malignes qui se développent sur les organes qui forment les voies aérodigestives supérieures (VADS) :
La bouche (lèvres, langue, gencives, palais)
Le nasopharynx (la partie du pharynx située derrière le nez)
L'oropharynx (la partie du pharynx située derrière la bouche, incluant les amygdales et la base de la langue)
L'hypopharynx (la partie basse du pharynx, juste au-dessus de l'œsophage)
Le larynx (l'organe de la voix, dont fait partie la "pomme d'Adam")
La détection précoce de ces maladies est primordiale : selon la localisation de la tumeur, les chances de guérison peuvent atteindre 80 à 90 % lorsqu'elle est prise en charge à un stade précoce, un taux qui chute de façon importante quand la maladie est déjà avancée.
Trois facteurs de risque, majoritairement évitables
Les cancers ORL sont dans la grande majorité des cas liés à des comportements identifiés, ce qui en fait des maladies en partie évitables.
- Le tabac reste le premier responsable : il est impliqué dans environ 85 % des cancers des voies aérodigestives supérieures.
- L'alcool constitue le deuxième facteur de risque majeur. Associés, tabac et alcool n'additionnent pas leurs effets, ils les démultiplient.
- Le virus HPV, infection sexuellement transmissible aujourd'hui très répandue, est en train de redessiner le visage épidémiologique de ces cancers. En France, environ 1 200 cancers de l’oropharynx (amygdales et base de la langue) liés à HPV sont diagnostiqués chaque année, avec une incidence en nette et préoccupante augmentation dans les pays occidentaux.
Prévention : agir sur les facteurs, à tout âge
La prévention la plus efficace reste celle qui s'attaque aux causes : sevrage tabagique, modération alcoolique, quel que soit l'âge du patient ou son état de santé au moment de la décision.
Concernant HPV, il existe un vaccin sûr et efficace pour se protéger contre ces virus. En France, le vaccin utilisé protège contre neuf types différents de HPV, dont ceux qui sont les plus souvent à l’origine de cancers. Se faire vacciner permet ainsi d’éviter jusqu’à 90 % des infections à HPV qui peuvent provoquer des cancers.
En France, la vaccination HPV est recommandée chez l’ensemble des enfants âgés de 11 à 14 ans, et en rattrapage, chez toutes les filles et chez tous les garçons âgés de 15 à 26 ans révolus.