04/04/2026
Si cette loi est adoptée, une baleine nageant dans l'océan pourrait avoir des droits légaux, et quelqu'un pourrait la représenter devant un tribunal.
Mes amis, en 2024, des dirigeants Maoris et du Pacifique ont signé une déclaration appelant à la reconnaissance des baleines comme des êtres dotés de droits. Soutenue par le roi maori Tūheitia P**i, cette idée s'inspire du tikanga maori, où les baleines sont considérées comme des ancêtres, et non comme de simples animaux marins.
En 2026, cette idée a fait son entrée au Parlement. Le député écologiste Teanau Tuiono a présenté le projet de loi Tohorā Oranga en Nouvelle-Zélande, proposant la reconnaissance de la personnalité juridique des baleines, avec des droits liés à leurs migrations, à leurs comportements naturels et à la protection de leur habitat.
Cela peut paraître abstrait, mais il suffit de regarder ce qui existe déjà.
La Nouvelle-Zélande a accordé la personnalité juridique au fleuve Whanganui, puis au mont Taranaki. Dans les deux cas, des tuteurs ont été nommés pour les représenter devant les tribunaux. Ces décisions n'étaient pas symboliques. Elles ont ouvert la voie à une représentation légale de la nature lorsqu'elle subit des préjudices.
Étendre ce principe aux baleines l'intègre à des eaux qui échappent souvent au contrôle d'un seul pays. Si elle était adoptée, cette mesure n'ajouterait pas simplement une couche de protection supplémentaire. Elle introduirait la possibilité d'intenter une action en justice dans des situations où les atteintes à la vie marine sont souvent difficiles à contester.
Car dès lors qu'un phénomène peut être représenté, il n'est plus simplement géré. Il devient une entité à laquelle la loi doit répondre.
Et cela modifie insidieusement les bénéficiaires du système.