12/04/2026
On parle souvent des forces et des faiblesses comme si elles étaient séparées.
Mais avec le temps, j’ai compris quelque chose.
J’ai été une enfant introvertie.
Silencieuse. Observatrice.
J’ai appris à ressentir avant de parler,
à capter ce qui n’était pas dit,
à comprendre sans qu’on m’explique.
Dans mon environnement,
j’ai très tôt appris à m’adapter aux émotions des autres,
aux humeurs, aux silences.
À anticiper les tensions.
À me réguler comme je pouvais.
C’est ainsi que s’est développée mon hypervigilance.
Ce mouvement d’être tournée vers l’extérieur en permanence.
Ressentir. Comprendre. S’ajuster.
Et avec le temps…
c’est devenu naturel.
Jusqu’à parfois me couper de moi.
J’ai cru que c’était mon rôle de porter, de sentir, de réparer.
J’ai voulu que tout le monde aille bien…
et j’ai fini par m’oublier.
Mais cette sensibilité m’a aussi donné une immense force.
Une grande empathie.
Une capacité à percevoir l’invisible.
À comprendre sans qu’on m’explique.
Aujourd’hui, je comprends qu’il ne s’agit pas de renier cette part de moi…
mais de la rééquilibrer.
De revenir doucement à moi.
Sans lutte. Sans rupture.
Simplement revenir.
Parce que ce que je ressens du monde
ne doit plus m’éloigner de moi.
Et peut-être que toi aussi…
ce que tu crois être une faiblesse
n’est qu’une force qui cherche encore son équilibre.
Avec Amour 🤍
Manon