21/05/2026
Vous pensez que c'est une gastro. Et si c'était une zoonose transmise par le chien nourri au cru ?
Pas une hypothèse farfelue. Une piste que la littérature vétérinaire documente depuis vingt ans et que le monde médical humain n'a pas encore intégrée.
✦ 80 % des aliments crus industriels pour chiens et chats testés contenaient des E. coli BLSE (résistantes aux antibiotiques).
✦ 42 % des références commerciales analysées aux États-Unis en 2024 hébergeaient des entérobactéries résistantes à au moins 3 classes d'antibiotiques.
Des souches identifiées dans des rations britanniques étaient génétiquement proches de souches humaines pathogènes, les auteurs posent directement la question de la transmission (Morgan et al., 2024). La même souche multirésistante a été retrouvée dans les urines du chien, sa gamelle, le sol et sur la poignée du réfrigérateur (Martins et al., 2013).
35 % des chiens nourris au cru dans une cohorte brésilienne vivaient avec au moins une personne à haut risque infectieux (Viegas et al., 2020).
Ces données existent, elles circulent dans le monde vétérinaire. Mais elles n'ont pas encore traversé la frontière vers la médecine humaine et c'est un problème. Tant qu’on ne cherchera pas ces cas de contaminations humaines on ne pourra pas les trouver.
"𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑢𝑒 ?" mériterait peut-être de rejoindre l'interrogatoire alimentaire standard.
Je suis vétérinaire nutritionniste. J'alerte sur ces chiffres depuis des années côté animal. Il est temps que ces données atteignent enfin le monde médical humain. Si vous organisez des événements de formation médicale continue, je suis disponible.