10/12/2025
REVENGE P**N 6 #6
ÉTUDE PROSPECTIVE
Les futures déviances du revenge p**n à l'ère de l'intelligence artificielle et du METAVERS
Le revenge p**n classique reposait sur la diffusion d'une image réelle capturée avec ou sans consentement. Les avancées rapides de l'intelligence artificielle générative et l'émergence d'espaces virtuels créent de nouvelles menaces, bien plus difficiles à détecter et à contrôler, qui pourraient devenir la norme des cyberviolences intimes de demain.
1. La menace exponentielle des deepfakes p**nographiques
L'évolution la plus radicale du revenge p**n est la substitution des images réelles par des Deepfakes (ou hypertrucages) créés par IA. Ces faux contenus sont extrêmement réalistes et posent des défis inédits.
La Déviances des "Faux Réels"
• La fabrication Ex Nihilo : grâce à des outils d'IA de plus en plus accessibles, il n'est plus nécessaire d'avoir une image intime réelle de la victime. Quelques photos de profil suffisent pour générer une image ou une vidéo p**nographique qui paraît authentique.
• Le "Nudage" numérique (nudification) : des applications et logiciels utilisent l'IA pour déshabiller numériquement n'importe quelle photo d'une personne (souvent des femmes) prise dans un contexte normal (rue, école, photo de groupe). Ce contenu, non réel mais indétectable à l'œil nu, devient une nouvelle forme de diffusion non consensuelle.
• Les victimes multiples et ciblées : cette technologie facilite le ciblage de personnes non publiques (collégiens, lycéens, employés) et l'attaque massive d'individus (comme on a pu le voir avec des célébrités). Environ 90-95% des vidéos deepfake sont basées sur de la p**nographie non consensuelle, et les femmes sont largement les plus visées.
L'Impact Psychologique Aggravé
Pour la victime, le traumatisme s'intensifie. Au sentiment de perte de contrôle s'ajoute celui de la perte de la réalité : l'image n'est pas "sienne", mais elle est perçue comme telle par le public. La victime est obligée de prouver que l'image est fausse, un processus souvent long et techniquement complexe.
2. Le METAVERS et les nouveaux espaces d'agression
L'arrivée des environnements immersifs et de la Réalité Virtuelle (RV) dans la vie quotidienne ouvre la voie à de nouvelles formes de violences intimes qui pourraient être assimilées à du revenge p**n ou à de la cyberagression sexuelle.
Le spectre de la violence « Avatarique »
• L'Agression par Avatar : dans les espaces de RV, une agression sexuelle par un avatar, même si elle n'est pas physique, peut causer un traumatisme psychologique réel (selon des études préliminaires). Une déviance pourrait être la diffusion d'enregistrements (vidéos, screenshots) de l'avatar d'une personne dans des situations sexuelles non consenties, comme forme de diffusion malveillante.
• Les "Faux Intimes" du Métavers : la possibilité de sextorsion pourrait s'étendre : des menaces de générer des faux souvenirs ou des enregistrements de l'avatar de la victime dans des scènes dégradantes au sein du Métavers, avec pour objectif d'extorquer de l'argent ou de nuire à sa réputation sociale virtuelle.
La Cybersurveillance Accrue
L'ultra-connexité des objets (wearables, assistants vocaux, lunettes de RV) augmente le risque de cybercontrôle et de cybersurveillance intime, où l'ex-partenaire utilise la technologie pour traquer ou enregistrer des moments privés (audio, vidéo, localisation) en temps réel, avant de les diffuser.
3. Les enjeux légaux et technologiques de demain
Les systèmes légaux et de modération sont en course contre la montre face à l'innovation des cyberagresseurs.
L'Évolution Législative
Les lois sur le revenge p**n et la diffamation devront rapidement s'adapter pour inclure spécifiquement :
• La criminalisation de la création, du partage et de la possession de deepfakes non consensuels (quel que soit le motif, la "vengeance" n'étant plus la seule motivation).
• L'élargissement de la définition de la cyberviolence pour couvrir l'abus dans les environnements virtuels (Métavers).
• La mise en place de lois transfrontalières harmonisées pour lutter contre la nature mondiale des contenus générés par IA.
La contre-attaque technologique
L'avenir de la protection reposera sur l'IA elle-même. Les plateformes devront intégrer des outils plus sophistiqués, basés sur des filigranes numériques inaltérables et des algorithmes de détection de faux contenus (contre-deepfakes), pour identifier et supprimer automatiquement les images abusives dès leur mise en ligne.
Conclusion : le revenge p**n futur sera moins basé sur le partage d'un "vrai" secret que sur la création d'une "fausse" réalité intime. Cette déviance technologique exige un engagement sans précédent des législateurs et des entreprises technologiques pour protéger l'identité numérique et l'intégrité mentale des citoyens.
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