22/12/2025
Cette année a été riche : accompagnement à la sortie en prison, interventions en écoles, conférences pour pros de santé… Beaucoup de beaux projets.
Mais aussi plusieurs demandes que j’ai dû refuser… faute de budget.
Parce que oui, 600€ pour deux jours de formation, sur le papier, ça peut sembler bien.
Sauf qu’en comptant le vrai travail, je me retrouve en dessous du SMIC.
Pour être sûre que ce n’était pas “juste moi”, j’en ai parlé avec deux amies (une journaliste freelance et une experte des bilans de compétences).
Verdict : quel que soit le domaine, c’est la même histoire.
Et souvent encore plus quand c’est une femme en face.
Dans mes expériences, j’ai eu :
• des tentatives de négociation “au cas où”,
• un “Ah… mais faut vous payer ?” (véridique),
• une demande d’intervention bénévole sur tout un week-end.
La passion, oui. Le bénévolat forcé, non merci.
Parce qu’une intervention, ce n’est pas “juste parler 2 heures”.
Derrière, il y a :
• la conception du contenu, la pédagogie, la préparation,
• l’animation (et gérer un groupe, c’est du sport),
• les charges sociales & impôts,
• le matériel, les logiciels,
• l’administratif,
• les déplacements.
Dire non, ce n’est pas être difficile.
C’est respecter des années de formation, ma clinique, mon métier.
C’est respecter mon temps.
Et permettre aux structures d’avoir une professionnelle en face, pas quelqu’un qui tente de faire tenir 8h de travail dans 2h payées.
La bonne nouvelle ?
Quand les structures veulent vraiment travailler avec vous… elles reviennent.
Les patients aussi.
Avec un cadre clair et un tarif juste.