23/12/2025
𝐊𝐚𝐭𝐢𝐚 𝐭𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 ... la totalité à retrouver sur notre site Internet.
"Nous sommes les parents d’un garçon de 7 ans, d’une fille de 4 ans et de 2 jumelles d'1 an. Pendant l’écho T1 de cette 3ème grossesse, on nous a annoncé une « petite surprise » : 2 bébés, mais avec 1 seul placenta et un écart de taille déjà très marqué. Je ne peux pas dire que j’ai bien pris cette nouvelle : d’un côté, avoir 2 bébés au lieu d’un petit troisième me semblait une catastrophe, mais de l’autre, la perspective d’en perdre 1, voire 2, était évidemment bien pire.
Au bout de 15 jours, j’ai été orientée vers une maternité niveau 3. Le diagnostic est tombé : RCIU type II, très sévère et précoce. Le seul choix que je pouvais faire, était la réduction sélective pour protéger le deuxième bébé qui se développait normalement. Cette réalité cruelle m’a fait comprendre, avec une intensité nouvelle, à quel point nous voulions les avoir toutes les deux, comme cela avait été désigné par la nature. Une semaine plus t**d, le diagnostic a été confirmé : cela a marqué le début du combat.
Tous les 8 jours, nous venions pour l’écho, et la petite s’accrochait. Toujours avec très peu de chances d’aller jusqu’au terme de viabilité. Nous avons tenu 14 longues semaines : chaque fois, on réévaluait les chances et les risques, et on décidait d’attendre encore.
À 28 SA + 6, les filles sont finalement nées par césarienne programmée : il n’était plus possible de pousser la chance. Avec 895 g et 1365 g, le miracle est survenu à la fin.
Aujourd’hui elles ont 15 mois, toutes les 2 sont en parfaite santé, se déplacent partout et à toute vitesse, et peu à peu l’histoire devient le passé.
Mais on ne prend jamais aujourd’hui pour acquis. Nous savons que tout aurait pu basculer autrement. J’ai rencontré des parents pour qui les choix ont été déchirants. On est privilégiés de s’en sortir avec nos 2 filles dans les bras, et sans séquelles majeures.
Ce miracle n'aurait pas pu s'accomplir sans le soutien de tous les médecins que nous avons rencontrés, surtout ceux de Necker. Nous les remercions à l'infini pour avoir partagé ce chemin avec nous avec professionnalisme et empathie."