06/04/2026
🚜 Ce mardi, la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) a dénoncé dans un communiqué des «imprécisions factuelles» dans le dernier rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) sur le cadmium, un métal toxique cancérogène. La FNAB demande à l’agence de «rectifier ses erreurs».
Publié le 25 mars, le document assure que l’agriculture biologique, qui emploie des engrais phosphatés, riches en cadmium, est «potentiellement tout aussi impactée que l’agriculture conventionnelle».
La FNAB rappelle pourtant que «le règlement bio impose des seuils plus exigeants qu’en conventionnel» et que ces types d’engrais «sont peu utilisés».
C’est ce que confirme une étude baptisée Phosphobio, à laquelle Le Monde a eu accès. Menée entre 2017 et 2021 sur 175 parcelles bios, elle révèle que, sur 866 situations analysées, une seule était concernée par l’emploi d’un fertilisant phosphaté.
Dans la pratique, même constat : «si le problème existe un peu en bio, il est circonscrit à de faibles utilisations», souligne Loïc Madeline, co-président de la FNAB, interrogé par Vert. Il précise aussi que les agriculteur·ices bio privilégient les engrais organiques, qui piègent le cadmium et de limitent son absorption par les plantes.
Bien que la FNAB regrette ces «erreurs», elle a néanmoins salué les préconisations de l’Anses pour diminuer la quantité de cadmium présente dans le sol.
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