18/11/2025
âȘ THERAPIE âȘ
Semaines Ă vide, dans la pratique physique - et hors du tapis. Le corps lourd, fatiguĂ©, douloureux. Le doute et le mental qui prennent toute la place, de jour comme de nuit. Cela nous arrive Ă tous. Jâobserve, j'attends que ça passe : lâautomne est toujours compliquĂ© pour nous autres Vatta. La pleine Lune vient en rajouter une couche. Impossible d'envisager ne serait-ce qu'une moitiĂ© de sĂ©rie. Les jambes faibles, le tournis, et la confiance en berne.
Jâai toujours aimĂ© pratiquer lentement. Dâordinaire, ça mâancre dans mon souffle, je me dĂ©lecte des mouvements et des transitions. Mais alors, la lenteur est devenue ma meilleure ennemie, elle laisse sâinfiltrer les pensĂ©es entre chaque posture, chaque souffle. La solution apparaĂźt dâelle mĂȘme, dans le mouvement et la fluiditĂ©. Je repense Ă ce que mâavait dit Caroline .boulinguez sur ma pratique trĂšs (trop?) "mentale". Jâai compris ce jour-lĂ ce quâelle voulait dire.
Je commence Ă bouger, Ă respirer, bien plus vite quâĂ mon habitude. Les 5 souffles passent, la posture suivante arrive, pas le temps de rĂ©flĂ©chir, de chercher Ă peaufiner, Ă faire mieux, Ă me demander « si peut-ĂȘtre⊠» ou Ă dĂ©cortiquer quoique ce soit. Juste FAIRE. On dit que parfois le mieux est lâennemi du bien. Mon corps ne demande quâĂ passer dâune posture Ă lâautre, sans y laisser toute son Ă©nergie. Je liquide la sĂ©rie entiĂšre en 45 min, Ă©nergisĂ©e, et forte dâun nouveau pouvoir, dâune plus grande connaissance de moi-mĂȘme. Cette pratique continuera toujours de me surprendreâŠ
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Semanas dificiles, en la practica fisica y tambiĂ©n fuera del mat. Cuerpo pesado, cansado, doloroso. Mucha duda mental, de dĂa y de noche, como nos puede pasar a todxs. Lo observaba, esperando que se me pase. El otoño se complica para nosotros, los Vatta. Encima se vino la luna llena. Ni con la mitad de la serie podĂa. Piernas debiles, mareos y auto-estima en caĂda libre.
Siempre me gustĂł practicar lento. Me ancla en mi respiraciĂłn, me deleito con los movimientos y transiciones. Pero entonces, ese ritmo era mi mejor enemigo, dejando que se metan pensamientos entre cada postura, cada aliento. ApareciĂł la soluciĂłn en el fluir.
Empece a mover mĂĄs rĂĄpido, 5 alientos que pasaban y llamaban a la postura siguiente, sin dejar tiempo para pensar, buscar, refinar, preguntarme "si"... o desmenuzar. Era solo HACER. Mi cuerpo pedia ir de un asana al otro, sin dejar su energĂa en el medio. Sin darme cuenta terminĂ© la serie en 45 min, recargada y aliviada. Y conociĂ©ndome un poco mejor, empoderada con esa pratica que no termina nunca de sorprenderme.