10/02/2026
âȘïžINCARNER âȘïž
Vous qualifie-t-on parfois avec un adjectif dont vous ĂȘtes le premier surpris? Comme si vous dĂ©couvriez une facette de vous dont vous n'aviez pas conscience. Je trouve que cela peut-ĂȘtre un outil incroyablement intĂ©ressant pour se (re)dĂ©couvrir. Un peu comme lorsque l'on dit Ă une femme qu'elle est sensuelle, et qu'elle n'a pas du tout conscience de l'ĂȘtre : on est parfois intensĂ©ment ce que l'on n'essaie pas dĂ©sespĂ©rĂ©ment d'incarner.
Depuis peu, je ne ressens plus le besoin de me dĂ©finir comme "professeure de yoga". Je ne ressens pas non plus le besoin d'afficher les signes de cette appartenance. Je J'ai longtemps eu envie de me faire tatouer quelque chose en rapport avec le yoga (au hasard : un Om, un mantra ou autre mot dans une vieille langue indienne...). Je n'en vois plus l'intĂ©rĂȘt non plus. (đ„ž avant de dĂ©clencher les foudres en commentaires - PS1 : j'adore les tatouages, lĂ n'est pas le sujet PS2: j'expose ici mon point de vue personnel, rappelez-vous ce que sont les rĂ©seaux sociaux, un espace de partage et de respect đ).
Le yoga fait dĂ©jĂ partie de moi. Il s'est peu Ă peu intĂ©grĂ© aux diffĂ©rentes sphĂšres de ma vie, sur le tapis et surtout en dehors. J'essaie de le faire vivre Ă travers ma façon de me relier aux autre, de m'alimenter, de penser, de rĂ©agir, de voir la vie dans son intĂ©gralitĂ©. Pourquoi aurais je besoin de l'Ă©crire sur ma peau, comme pour dĂ©montrer Ă l'extĂ©rieur ce que je suis - ou plutĂŽt ce que je voudrais ĂȘtre, ce que "j'essaie d'incarner" peut-ĂȘtre.
Je crois que plus on a besoin de se coller une Ă©tiquette, un nom, une appellation, plus on crie haut et fort ce qu'on PENSE ou VEUT ĂTRE, moins on l'est effectivement.
Je vous souhaite de nombreuses facettes inconscientes, qu'elles s'épanouissent dans l'anonymat et vous soient révélées un jour par ceux qui savent vous voir.
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