Association Qi Gong Dragon Céleste

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Au cœur du massif de Chartreuse, l'association Qi Gong Dragon Céleste propose des cours collectifs de Qi Gong (art énergétique chinois millénaire), pour adultes et enfants.

14/01/2026
L'association Qi Gong Dragon Céleste voud souhaite une bonne année 2026. Qu'elle vous apporte paix, joie et santé ☯️
02/01/2026

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05/12/2025

ÉLOGE DU PARDONParce que le pardon n’est ni faiblesse, ni oubli… mais une médecine du cœur.Une libération du Qi, comme le dit la médecine chinoise. Un retour...

LA POSTURE HUMAINE PERDUE1 - Pourquoi la position accroupie profonde est essentielle pour bien vieillir ?Dans une grande...
26/11/2025

LA POSTURE HUMAINE PERDUE

1 - Pourquoi la position accroupie profonde est essentielle pour bien vieillir ?

Dans une grande partie de l'Asie, la position accroupie profonde est une posture de repos courante. On y attend le train, on discute avec des amis, on joue aux cartes, on s'étire le dos ou on travaille près du sol, les pieds bien à plat et le torse droit. Aux États-Unis, la plupart des gens perdent cette capacité naturelle dès l'adolescence. Les chaises, les voitures et les canapés moelleux remplacent les mouvements au ras du sol, et le corps s'adapte progressivement à la position assise à angle droit. On suppose que cette perte est due au vieillissement. En réalité, elle commence des décennies plus tôt par inactivité.

L'enfant en position accroupie naturelle : Les enfants parviennent presque toujours à adopter une position accroupie confortable, les pieds à plat. Au lycée, beaucoup n'y arrivent plus sans tomber en arrière ou lever les talons. Le changement est insidieux : chevilles raides à cause des chaussures de soutien, fléchisseurs de la hanche raccourcis par la position assise prolongée, muscles des pieds affaiblis et un sens de l'équilibre adapté à la hauteur d'une chaise. Ce déclin est rarement réversible spontanément. Les mouvements que nous n'utilisons pas s'estompent progressivement, et vers la cinquantaine ou la soixante-dizaine, cette limitation devient une fatalité plutôt qu'une habitude.

Pour les Américains âgés, retrouver cette posture n'est pas une question de performance sportive. C'est un chemin vers des mouvements naturels qui favorisent l'autonomie. Se relever d'une position basse, jardiner, jouer avec ses petits-enfants ou ramasser un objet lourd au sol dépendent tous de la coordination des chevilles, des hanches, des genoux et de la colonne vertébrale. Un squat profond sollicite l'ensemble de la chaîne musculaire, au lieu d'isoler des muscles. Il invite le corps à bouger comme il est conçu pour le faire, et non comme le mobilier l'y incite.

Les bienfaits de la posture accroupie vont au-delà de la mobilité. Le squat allonge la colonne vertébrale et ouvre les hanches au lieu de les comprimer. Avec le torse droit et les hanches naturellement fléchies, la respiration se fait souvent plus basse et plus calme. Dans de nombreuses cultures asiatiques, cette posture est également associée à la digestion, car le plancher pelvien se détend davantage et le côlon s'aligne plus naturellement. Rien de tout cela n'exige une profondeur parfaite. Même une flexion partielle commence à restaurer l'amplitude de mouvement perdue.

Pour les adeptes du Taijiquan et du Qigong, cette posture reflète des principes familiers. Les pieds reposent à plat sur le sol plutôt que de s'équilibrer sur la pointe des pieds. La colonne vertébrale reste allongée sans se raidir. Le corps se détend vers le bas, le poids étant supporté par le centre du pied. Le terme chinois « song » (鬆) décrit bien cette qualité. Il ne s'agit ni d'un affaissement, ni d'un étirement forcé. C'est une libération des tensions inutiles qui permet à la structure de se soutenir d'elle-même.

Nombre de pratiquants occidentaux pensent que leurs activités quotidiennes leur permettent de rester mobiles. Pourtant, il arrive que l'on découvre, dès quarante ans ou plus t**d à soixante ans, qu'on ne peut plus toucher le sol confortablement sans se cramponner au dos ou sans se relever avec de l'aide. Cette surprise peut être un électrochoc salutaire. La position accroupie nous montre non pas notre âge, mais la quantité de mouvement naturel que nous avons conservée.

Il ne s'agit pas de recréer la position exacte des villageois se reposant au bord d'une rizière en Chine. Il s'agit de retrouver une posture humaine qui nous relie au sol et nous permet d'avancer avec assurance dans la vie. La profondeur n'est pas le but, c'est la fonction. Le chemin vers cette fonction commence là où se trouve le corps aujourd'hui.

2 - Réintégrer le squat profond en toute sécurité

Si le squat profond est une posture humaine naturelle plutôt qu'un défi sportif, le retour à cette posture devrait l'être tout autant. Il ne s'agit pas de contraindre le corps à adopter une forme particulière, mais d'inviter les articulations et les tissus à se souvenir comment bouger. Chaque personne part d'un point différent, en fonction de son âge, de ses antécédents de blessures, de ses habitudes quotidiennes et de ses différences anatomiques. Certains parviendront à descendre confortablement au sol en quelques semaines. D'autres ne maîtriseront peut-être jamais complètement la posture, mais bénéficieront tout de même des bienfaits d'une descente partielle. L'objectif est un mouvement sain, pas la perfection.

Position de squat pour un homme : Un bon point de départ consiste à observer l'amplitude de mouvement disponible avant l'apparition de toute tension. Debout, les pieds écartés à la largeur des épaules, descendez seulement jusqu'à ce que vos talons aient envie de se soulever ou que vous sentiez une pression sur vos genoux. Marquez une pause et respirez. Cette position suffit à réactiver les chevilles et les hanches qui se sont adaptées à la hauteur d'une chaise. Avec le temps, cette limite diminuera. L'important est d'y aller progressivement et en douceur.

Pour de nombreuses personnes âgées, les chevilles constituent la principale limitation. Des décennies de chaussures à semelles rigides, une marche limitée sur des surfaces variées et une vie entière passée assis réduisent la dorsiflexion. Si vos talons se soulèvent prématurément, placez une serviette pliée ou un bloc fin dessous. Il ne s'agit pas d'une solution miracle. Cela permet de positionner le corps de manière à faciliter le retour du mouvement, tandis que la mobilité des chevilles progresse indépendamment. Marcher pieds nus à la maison, faire des étirements lents des mollets et des rotations des chevilles contribuent à préparer l'amplitude de mouvement nécessaire pour se passer progressivement de tout support.

L'équilibre est tout aussi important que la souplesse. Se tenir à un comptoir, un cadre de porte ou une chaise stable en descendant permet de maintenir le torse droit au lieu de s'affaisser vers l'avant. Une posture affaissée peut engendrer des douleurs au bas du dos et aux hanches. Une colonne vertébrale droite répartit le poids plus uniformément sur les jambes et favorise une respiration naturelle. Si vous vous sentez instable en descendant complètement, essayez de vous accroupir près d'un tabouret bas, de le toucher légèrement, puis de vous relever. Choisissez progressivement des sièges plus bas.

Squat modifié

Le confort des genoux mérite une attention particulière. Les genoux doivent être alignés avec les orteils. S'ils rentrent vers l'intérieur, les hanches et les chevilles pourraient nécessiter un écartement légèrement plus important. Le bassin occidental a souvent une préférence pour une rotation externe plus marquée que celui de nombreuses populations asiatiques. Cette variation est normale et ne contrevient pas aux principes de la posture. Évitez de forcer les genoux vers une position idéalisée. Suivez votre ressenti, c'est-à-dire ce qui vous semble fluide et aligné.

Les personnes ayant subi une arthroplastie, souffrant d'arthrite ou de blessures chroniques peuvent choisir de descendre plus bas en position accroupie. Une personne avec une prothèse de hanche, par exemple, peut s'accroupir à mi-hauteur et améliorer ainsi son équilibre, sa force abdominale et sa digestion. Une personne à mobilité réduite de la colonne vertébrale peut se concentrer davantage sur la posture et la respiration que sur la profondeur du mouvement. Même s'asseoir sur un banc bas, les pieds écartés et les talons au sol, peut apporter certains bienfaits. Les progrès dépendent toujours des antécédents de chacun.

Tout au long de la pratique, l'attention doit rester détendue. La respiration est calme. Le corps se détend naturellement, sans se raidir. La colonne vertébrale est allongée sans se raidir. Ces qualités rappellent des principes bien connus du Taijiquan et du Qigong. La mobilité se développe par la répétition consciente, et non par la force.

Une fois que la position de squat partiel devient confortable, elle s'intègre facilement au quotidien. Lisez vos courriels en position basse. Étirez votre dos en squat pendant que vous arrosez le jardin. Faites une pause en squat pour faire chauffer du thé ou attendre que le minuteur sonne. Le mouvement devient une habitude, et non une séance d'entraînement à part.

Certains retrouveront la position de squat complète. D'autres se rapprocheront simplement du sol comme ils ne l'ont pas fait depuis des années. Les deux résultats sont significatifs. Retrouver le squat, ce n'est pas remonter le temps. C'est renouer avec des mouvements naturels qui permettent au corps de rester performant, autonome et stable pour les décennies à venir.

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26/11/2025

Sentir le Qi en posture de l'arbre (Zhànzhuāng)

Lorsqu'un pratiquant se tient en zhànzhuāng (站桩), cet exercice simple mais exigeant souvent décrit comme « se tenir comme un arbre » ou « posture debout », des sensations inattendues apparaissent fréquemment. Après quelques minutes d'immobilité, le corps peut ressentir une sensation de chaleur, de picotements ou de légères vibrations. Parfois, on perçoit même des courants circulant dans les bras et les jambes, ou une sensation de plénitude se propageant dans toutes les directions. Ces expériences sont décrites comme la sensation de Qì (气). Pour ceux qui les ressentent, ces sensations sont indubitables, bien que souvent difficiles à expliquer dans le langage courant.

La tradition chinoise offre le cadre le plus clair pour les comprendre. Le Huangdi Neijing (黄帝内经) affirme : « Lorsque le qì est harmonieux, le corps est en paix. » Le zhànzhuāng vise à induire cette harmonie. L'immobilité permet l'ouverture des méridiens, la stimulation de la circulation interne et l'approfondissement de la conscience. Les enseignants de Taijiquan et de Qigong rappellent à leurs élèves que « lorsque le corps est droit, le Qì circule naturellement ». L'essentiel n'est pas simplement de se tenir debout, mais de se tenir correctement aligné.

L'alignement, dans ce contexte, va bien au-delà de la simple superposition des os. Les maîtres chinois parlent souvent du gǔjià (骨架), ou « charpente osseuse ». Ce terme désigne la structure corporelle dans son ensemble : os, muscles, fascias et tissus conjonctifs, le tout agencé en équilibre. L'anatomie moderne décrit une idée similaire avec le concept de tenségrité, une structure vivante où les os agissent comme des points de compression et les fascias forment un réseau continu qui répartit les tensions dans tout le corps. Lorsque cette charpente est équilibrée et ouverte, il n'y a ni affaissement ni tension excessive, et l'énergie peut circuler librement.

D'un point de vue chinois, un mauvais alignement bloque les méridiens. Une cage thoracique affaissée, une colonne vertébrale courbée ou des genoux bloqués interrompent la circulation du Qi. À l'inverse, lorsque la tête est droite, la colonne vertébrale allongée, la cage thoracique détendue et le bassin équilibré, le corps devient un réceptacle ouvert à travers lequel le Qi peut circuler librement. Les classiques l'expriment simplement : « S'il y a libre circulation, il n'y a pas de douleur ; s'il y a obstruction, il y a douleur. »

Schéma de la sensation du Qi. La physiologie moderne peut enrichir cette description sans remettre en cause la perspective traditionnelle. Lorsque la posture est équilibrée, les efforts musculaires inutiles diminuent, la circulation s'améliore et les systèmes sensoriels du corps s'intensifient. Ceci explique pourquoi les pratiquants ressentent une sensation de chaleur ou de picotements en position debout. Ce que la médecine occidentale décrit comme l'activité sanguine et nerveuse, la médecine chinoise le nomme Qi. Il ne s'agit pas d'explications contradictoires, mais de langages différents pour une même expérience vécue.

Pour les pratiquants, l'importance de ces sensations réside non pas dans l'analyse, mais dans la confirmation. Les classiques décrivent cette étape comme « l'éveil des cent vaisseaux » ou « l'ouverture des méridiens ». La sensation du Qi indique que la posture, la respiration et l'esprit sont en harmonie. Avec le temps, l'expérience s'étend, reliant les membres au dāntián, s'enracinant dans le sol et s'élevant vers le ciel, unissant le pratiquant à la Terre et au Ciel.

Comme le rappelle le Neijing : « Lorsque la forme est correcte, l’esprit réside. Lorsque l’esprit réside, le qì circule.» Le Zhànzhuāng fait de cette vérité non seulement un principe, mais une réalité perceptible dans chaque partie du corps.

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Les 29 et 30 novembre prochains, nous aurons la joie de vous proposer l'apprentissage de l'une des plus célèbres méthode...
03/11/2025

Les 29 et 30 novembre prochains, nous aurons la joie de vous proposer l'apprentissage de l'une des plus célèbres méthodes de Qi Gong, les Bā Duàn Jǐn ou Huit Pièces de Brocart.

Selon la légende, Bodhidharma aurait élaboré les Bā Duàn Jǐn, ou huit pièces de brocart, aux alentours du 5ème siècle, au monastère de Shaolin. Le général Yue Fei les développa au 12ème siècle pour améliorer la santé de ses soldats.

Le terme « brocart » provient des manteaux longs en brocart de soie portés par les dignitaires de l'empire, mais également des étendards utilisés sur les champs de bataille par les généraux pour communiquer leurs instructions aux troupes.

Ne manquez pas l'occasion de (re)découvrir cette pratique accessible à tous, reconnue entre autres pour améliorer la qualité de vie, la qualité du sommeil, l’équilibre, la force musculaire, la flexibilité du tronc, la pression artérielle, et la fréquence cardiaque au repos, et de développer l'énergie.

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ÉLOGE DE LA SOBRIETE En ces temps troublés où l'abondance matérielle et l'agitation mentale règnent en maîtres, revenons...
01/11/2025

ÉLOGE DE LA SOBRIETE



En ces temps troublés où l'abondance matérielle et l'agitation mentale règnent en maîtres, revenons un instant aux trésors oubliés que nous offrent les trois grandes philosophies chinoises : le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme.

Toutes trois, malgré leurs différences apparentes, convergent en un même point lumineux : l'éloge de la sobriété.

Le taoïsme nous enseigne que la simplicité est la plus grande richesse.

Lao Tseu écrivait : « Celui qui sait se contenter ne connaît pas la disgrâce. »

À trop désirer, à trop posséder, nous perdons notre ancrage naturel avec la Terre et le Ciel. Nous nous alourdissons de biens matériels inutiles qui voilent notre intuition profonde.

Cette accumulation incessante ne fait qu'épuiser notre énergie vitale, notre Jing, et disperser notre Shen, cette précieuse clarté d'esprit essentielle à notre bien-être.

En adoptant la sobriété, nous restaurons cet équilibre primordial et retrouvons notre capacité à vibrer en harmonie avec l'univers.

Confucius, quant à lui, insiste sur la modération et la rectitude morale.

À l'heure où les plaisirs immédiats et les satisfactions éphémères gouvernent nos vies, il nous rappelle que l'excès engendre toujours la confusion et le chaos.

L'équilibre confucéen se situe dans la sobriété de nos actes et de nos désirs.

« L'homme noble est sobre dans ses paroles et diligent dans ses actions », disait-il.

Lorsque nous sommes submergés par le matérialisme, nous perdons la capacité d'agir selon notre vraie nature humaine.

La sobriété matérielle et intellectuelle nous redonne ainsi accès à notre dignité et à notre authenticité.

Enfin, le bouddhisme souligne à quel point l'excès de pensée est source de souffrance.

Notre mental, constamment surchargé de désirs, d'attentes et de projections, nous éloigne irrémédiablement du présent.

La sobriété mentale, c'est le dépouillement de ces pensées inutiles, cette pratique régulière qui nous permet de retrouver la paix intérieure.

Le Bouddha nous invitait à marcher sur la voie du milieu, là où réside une sagesse apaisée, détachée des tumultes du désir et de l'attachement.

C'est en libérant notre esprit de l'excès de réflexion que nous expérimentons véritablement la liberté.

Comme le souligne si justement François Cheng :

« Chaque expérience de beauté, si brève dans le temps tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. »

La sobriété n'est pas seulement un renoncement, elle est une célébration du juste milieu, une danse légère avec la vie. Elle nous permet de savourer l'essentiel, de cultiver l'élégance discrète d'une existence simple et authentique.

Évitant ainsi les pièges de l'excès matériel et du bavardage mental, nous découvrons une source intarissable de joie sereine et de lucidité profonde.

En suivant ces chemins tracés par les sages chinois, accueillons l'éloge de la sobriété comme un guide précieux pour retrouver le sens véritable de notre existence.

Laissons-nous inspirer par la simplicité du Tao, la modération confucéenne et la clarté bouddhiste, afin que notre vie devienne une harmonieuse mélodie jouée sur la corde sensible de la sobriété.

Et finissons par cette citation profonde donnant sens à la sobriété.

« Trente rayons convergent au moyeu,
mais c’est le vide médian qui fait marcher le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et fenêtres,
et c’est le vide encore qui permet l’habitat.
Ainsi, l’être produit l’utile,
mais c’est le non-être qui le rend efficace. »

(Tao Te King, chapitre 11)

En ces temps d’agitation et de surconsommation, il est urgent de retrouver la voie du juste milieu.À travers le regard croisé du taoïsme, du confucianisme et...

ÉLOGE DE LA RÉSILIENCEPar Jean Pélissier  « Toute blessure est d'abord une atteinte à l'âme.Mais en elle subsiste une so...
02/10/2025

ÉLOGE DE LA RÉSILIENCE

Par Jean Pélissier


« Toute blessure est d'abord une atteinte à l'âme.
Mais en elle subsiste une source invisible de lumière,
capable de faire renaître l'être dans une clarté plus vaste. »
— François Cheng, De l’âme

Il est des jours où tout vacille. Le sol se dérobe, l’air devient plus lourd, les repères éclatent.
Un mot, un diagnostic, un accident, une séparation… Et l’être vacille.

Pourtant, dans ce fracas du monde, une force insoupçonnée se met en mouvement.
Silencieuse. Profonde. Instinctive. Elle ne cherche pas à comprendre ni à expliquer.
Elle préserve. Elle protège. Elle répare.
Cette force, les anciens l’appelaient résilience.

En médecine traditionnelle chinoise, elle naît dans les profondeurs des Reins.
Là où se cache notre batterie de secours, notre Jing originel, cette huile de lampe reçue à la naissance, destinée à nous accompagner jusqu’au dernier souffle.
Et lorsque le choc est trop brutal, lorsque le mental est incapable de faire face, le corps, lui, agit. Il se met en pause. Il crée un brouillard. Une chape de plomb. Un vide protecteur.

Ce n’est pas un déni. C’est un acte d’autoguérison.
Un sablier inversé qui retient le flot trop violent de l’émotion pour que l’être puisse survivre.

Le Tao enseigne le Wu Wei — ce non-agir fécond. La résilience, c’est exactement cela : ne pas lutter contre la tempête, mais plier avec elle, laisser le courant nous emporter pour ne pas se briser.
C’est suspendre le jugement, ralentir, respirer, et attendre que la vie reprenne son cours.

Chez les stoïciens, on l’appelait "l’amor fati", l’amour du destin. Accepter ce qui est. Non par résignation, mais par confiance.
La confiance qu’au cœur même de l’épreuve, une transformation est à l’œuvre.
Le Bouddhisme dira que la souffrance est une porte. Le Tao, qu’elle est un passage.
La résilience, c’est ce pont invisible entre l’effondrement et la reconstruction.

L’arbre résilient n’est pas celui qui ne tombe jamais. C’est celui qui, une fois déraciné, retrouve un appui, et fait jaillir une branche.
Mais ce jaillissement ne se décide pas. Il s’accueille.
Il demande le silence. Le repos. L’écoute. Le corps sait. Il sait quand il est prêt.
Et parfois, c’est des jours, des semaines après le choc, que surgit l’élan.
Le souffle revient. Le regard se redresse. Une envie apparaît.
Et tout recommence.

La résilience n’est donc pas un exploit de volonté.
C’est une intelligence du vivant .Une sagesse cellulaire.
Un art de la transformation lente, discrète, mais puissante.

Comme la terre qui, après le feu, laisse renaître des pousses vertes.
Comme le cœur qui, après s’être brisé, apprend à aimer autrement.
Comme le Qi qui circule à nouveau, timidement, dans un méridien longtemps bloqué.

Il nous suffit parfois d’avoir foi en cela.
Foi en la nature profonde du vivant.
Foi en cette étincelle qui ne s’éteint jamais.
Foi en cette partie de nous — peut-être la plus ancienne, la plus sacrée —
qui, dans le silence, travaille déjà à notre renaissance.

« Même la nuit la plus sombre prendra fin, et le soleil se lèvera. »
— Victor Hugo

✨ Éloge de la résilience ✨Texte écrit et lu par Jean Pélissier« Toute blessure est d'abord une atteinte à l'âme.Mais en elle subsiste une source invisible de...

Évènement !!!Rendez-vous dans la matinée du samedi 20 septembre à Entre-deux-Guiers (38380), sous la halle du marché pou...
11/09/2025

Évènement !!!

Rendez-vous dans la matinée du samedi 20 septembre à Entre-deux-Guiers (38380), sous la halle du marché pour une matinée découverte gratuite et accessible à tous.

03/09/2025

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29/08/2025

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